Chez les jeunes enfants d'âge préscolaire, les orthopédagogues soulignent deux habiletés spécifiques qui leur permettent de prédire si l'enfant réussira à l'école : la conscience phonologique, c'est-à-dire le fait de comprendre les sons qu'on dit ou qu'on entend, et la nomination rapide, soit la capacité de reconnaître facilement les objets.

Il ne faut pas jouer à l'école... avant l'école!

Préparer son enfant à son premier jour d'école, c'est aussi le préparer à apprendre. Mais, prévient Isabelle Gadbois, présidente de l'Association des orthopédagogues du Québec, il ne faut pas pêcher par excès de zèle. «Il ne faut pas jouer à l'école avant que l'école ne commence.»
<p><span>Isabelle Gadbois, présidente de l'Ordre des orthopédagogues du Québec</span></p>
«S'il n'y a pas de motivation, il n'y aura pas de mobilisation.» L'apprentissage et le développement de l'enfant passent d'abord et avant tout par le jeu, prévient-elle.
Nommer tous les fruits à l'épicerie, jouer à «Je pars en voyage...», à pareil, pas pareil, faire semblant : des exercices simples qui aident un enfant à développer les habiletés nécessaires à l'apprentissage.
Et d'abord et avant tout, le parent doit donner l'exemple. «La meilleure chose qu'un parent peut faire, c'est de lire devant son enfant», exprime Mme Gadbois.
Sans pression, sans stress, l'enfant développe sa capacité d'apprendre. Chez les jeunes enfants d'âge préscolaire, les orthopédagogues soulignent deux habiletés spécifiques qui leur permettent de prédire si l'enfant réussira à l'école : la conscience phonologique, c'est-à-dire le fait de comprendre les sons qu'on dit ou qu'on entend, et la nomination rapide, soit la capacité de reconnaître facilement les objets.
Si jamais une difficulté ou un retard est perçu par le parent, le médecin de famille ou l'enseignant, il faut consulter, presse Isabelle Gadbois. «Plus tôt on intervient, mieux c'est. Ceci dit, il ne faut pas être alarmiste. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.»