«Il faut redonner du sens à ce que l'on fait»

Le Symposium des leaders en santé a permis aux travailleurs de la santé de se rendre compte «que les patients veulent être les partenaires de ce qui se fait au niveau des soins», signale Lucie Tremblay, présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, qui tire beaucoup de positif de l'expérience.
Elle donne l'exemple d'un patient qui trouvait que lorsqu'il avait reçu son diagnostic de cancer, il manquait d'informations sur les effets sur son état psychologique, sur les ressources... Seule la maladie «physique» était abordée.
«Il faut redonner du sens à ce que l'on fait», affirme-t-elle, ajoutant que quatre cas d'initiatives en milieu médical y ont été présentés et qu'ils serviront d'exemples au milieu de la santé.
L'un de ces exemples, développé à Québec, suggère qu'une personne âgée qui commence à présenter des troubles de comportement soit prise en charge dans un délai de 24 heures, plutôt qu'une ou deux semaines. «Ils vont évaluer la personne, l'accompagner, la diriger vers les bonnes ressources.»
«Il faut forger de nouvelles offres de services pour que les patients soient mieux desservis», affirme Mme Tremblay.