L'équipe de SNL Québec

Humour et télévision: recettes éprouvées et nouveaux ingrédients

Le baptême de SNL Québec
Le baptême de SNL Québec
Les fans de comédie à l'américaine ont eu de quoi se réjouir quand Télé-Québec a annoncé qu'une version québécoise de Saturday Night Live (SNL) serait créée. Et le premier épisode, animé le mois dernier par Louis-José Houde, a été plutôt chaleureusement accueilli. De quoi faire grimper les attentes pour la deuxième émission, en ondes samedi prochain avec Stéphane Rousseau comme animateur et Les Trois Accords en performance musicale.
L'humoriste Phil Roy fait partie des nouveaux visages choisis pour former l'équipe de comédiens maison de SNL Québec, aux côtés de Katherine Levac, de Léane Labrèche-Dor, de Mathieu Quesnel, de Pier-Luc Funk et de Virginie Fortin. Au moment de notre entrevue, Roy ne semblait pas encore descendu du nuage de son baptême SNL : «On a tellement eu de fun. Tout ça a bien roulé», s'est réjoui le jeune homme, qui constate déjà les effets de cette vitrine télévisuelle. «Je vois un changement dans ma vie. Je me fais reconnaître sur la rue», observe-t-il.
SNL mise sur l'humour et la musique. Chaque émission accueille un animateur invité - qui participe aux sketchs avec les comédiens maison - et des artistes qui se chargent du volet musical. Et tout ça se passe en direct. Aux États-Unis, le concept roule sur une base hebdomadaire depuis près de 40 ans.
«Il faut vraiment être rodé au quart de tour pour réussir à faire ça chaque semaine, opine Phil Roy. C'est sûr qu'eux, c'est une institution. Nous, on apprenait tous en même temps.» Ce qu'il retient du processus : un marathon de préparation (séances de lecture et répétitions étalées sur près d'un mois) et un sprint de livraison!
«On court d'un décor à l'autre, décrit-il. Il y a trois personnes qui nous habillent et qui nous mettent des perruques. Le but, c'était de ne pas arriver essoufflé sur un des sketchs.»
Le format SNL était à l'essai pour deux épisodes cet hiver. Si tout va bien, l'émission pourrait être renouvelée et devenir un rendez-vous mensuel.
SNL Québec, samedi 22 mars à 21h, Télé-Québec, snlquebec.telequebec.tv
<p>Le narrateur d'<em>Un souper presque parfait</em>, André Ducharme</p>
L'attrait d'Un souper presque parfait
Quelque part entre la téléréalité, l'humour et la compétition culinaire, Un souper presque parfait s'est imposé comme une émission phare de la programmation de V. Au menu : exploits ou catastrophes aux fourneaux, bonne entente ou choc de personnalités, de la dérision et des émotions. «J'ai déjà entendu que c'était presque de la sociologie», résume le narrateur André Ducharme.
Adapté du concept britannique Come Dine with Me, Un souper presque parfait a pris l'antenne de V en 2010 et est vite devenu le point fort de ce que le réseau appelle son 5 à 7 en famille. Chaque semaine, cinq compétiteurs concoctent un repas et se reçoivent à tour de rôle. Un vainqueur est couronné le vendredi selon les points qu'ils se sont décernés entre eux.
D'après André Ducharme, le fait qu'on y voit du «vrai monde et toute sorte de monde» explique pour beaucoup le succès de l'émission. «Il y a aussi le principe de la narration et je ne dis pas ça parce que c'est moi qui la fais, mais parce que ça marche partout où c'est diffusé, ajoute-t-il. C'est d'être une coche au-dessus de la compétition, une sorte de troisième oeil et aussi quelqu'un qui fait des blagues. Mon rôle, c'est de faire rire le monde.»
André Ducharme n'est toutefois pas prêt à qualifier Un souper presque parfait d'émission humoristique. Qui dit «vrai monde» dit aussi vraies émotions. «C'est un hybride, juge-t-il. Si quelqu'un s'effondre en larmes ou un participant part en ambulance parce qu'il fait une crise d'angoisse, on n'est plus dans l'humour.»
Un souper presque parfait, du lundi au vendredi à 18h30, V, vtele.ca/emissions/un-souper-presque-parfait