Le projet d'élargissement de l'autoroute Henri-IV intéresse le Parti libéral du Québec, mais Philippe Couillard ne veut pas précipiter les choses.

Henri-IV: pas d'échéancier avant le 7 avril, dit Couillard

Philippe Couillard était à Québec mercredi. Entouré de ses candidats de la région, il a présenté ses engagements en infrastructures, principalement de réinvestir 15 milliards $ sur 10 ans dans le Plan québécois des infrastructures. Le chef du Parti libéral a confirmé qu'un gouvernement libéral irait de l'avant avec l'élargissement de l'autoroute Henri-IV à six voies, un projet de 500 millions $ sur cinq ans. Le point de presse de M. Couillard s'est d'ailleurs tenu à l'extérieur par un froid sibérien, à deux pas de cette autoroute de toutes les promesses. Philippe Couillard sur...
L'élargissement d'Henri-IV
N'en déplaise à Régis Labeaume et au conseil municipal de Québec, pas question pour Philippe Couillard de donner un échéancier pour l'élargissement d'Henri-IV avant la fin de la campagne électorale. Lundi, les élus municipaux ont adopté à l'unanimité une résolution formulant une telle demande. «À l'arrivée au gouvernement, on va immédiatement voir où on en est dans ce dossier-là», a toutefois promis M. Couillard. Mais il ne veut pas précipiter les choses. S'il devient premier ministre le 7 avril, il attendra de voir le degré d'avancement du projet au ministère des Transports. «Jusqu'à quel point les plans sont terminés? Si le projet est prêt à l'exécution, on va procéder sans délai», a-t-il assuré. Le Soleil écrivait samedi que le Ministère a un échéancier qu'il compte dévoiler seulement après les élections. 
Le covoiturage
Philippe Couillard n'a pas la même définition du terme covoiturage que Régis Labeaume. Les deux hommes sont d'accord sur le nombre de passagers requis : deux. Mais alors que le maire de Québec estime que deux personnes peuvent aussi être un parent et son enfant, le chef libéral dit qu'il devra s'agir de deux adultes. Une voiture dans laquelle se trouve un parent qui va porter son enfant à la garderie, ça compte pour du covoiturage? «Non. Soyons raisonnables», a lancé le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) dans un éclat de rire. «Les gens ont à porter leurs enfants à la garderie», a-t-il poursuivi, estimant que la notion de covoiturage vise à soustraire une voiture de la route. 
Le tramway
Le gouvernement libéral de Jean Charest a bien fait de lancer une étude actuellement en cours sur les coûts d'un tramway à Québec, estime Philippe Couillard. Mais l'idée a du plomb dans l'aile, croit-il. «Je ne crois pas que ça figure encore dans les priorités du maire de Québec et de la population de Québec. On attend beaucoup, notamment de l'élargissement de l'autoroute Henri-IV. Il y a un problème de circulation de l'axe nord-sud.»
Le silos dans le port de Québec
Le chef du PLQ croit «qu'il ne faut pas dramatiser outre mesure», la construction de deux silos contenant des granules de bois apparus dans le port de Québec au grand dam de certains résidents. Mais l'épisode doit tout de même servir de leçon quant à l'importance «d'informer la population», a-t-il dit en rappelant que le port est de «juridiction fédérale». «Ceci dit, a poursuivi M. Couillard, il y a un projet de développement économique autour de ça. Des granules de bois de l'Ontario sont entreposées ici avant d'être expédiées ailleurs dans le monde. Moi, j'ai hâte qu'un jour, on ait des granules de bois du Québec à expédier ailleurs dans le monde aussi.» Quant à la qualité de l'air et des épisodes de poussières rouges, M. Couillard assure qu'il «n'est pas question pour quiconque de se soustraire à ces normes». «J'entends interpeller les autorités fédérales sur la question.»
Statut de Québec comme capitale
Le rapport de force entre les villes et le gouvernement provincial change. Et c'est très bien ainsi, a réaffirmé Philippe Couillard mercredi. S'il est élu, le chef du PLQ promet une loi pour confirmer le statut de métropole de Montréal. Il souhaite aussi valoriser Québec comme capitale. Comment? «Lorsqu'on a des décisions à prendre pour les bureaux du gouvernement, c'est Québec, par définition», a certifié le chef du PLQ. La Commission de la capitale nationale continuera à agir comme «outil» dont le mandat est «complémentaire» à celui du Bureau de la Capitale-Nationale, rebaptisé Secrétariat à la Capitale-Nationale en avril 2013.