Jean St-Gelais

Hausses salariales des fonctionnaires: au moins 5 % pour les juges administratifs

Les juges des tribunaux administratifs, qui déplorent depuis longtemps leur traitement, obtiendront une hausse salariale d'au moins 5 % en 2014, la plus importante chez les titulaires d'un emploi supérieur au gouvernement.
Le Conseil des ministres a décrété en décembre les conditions de travail de ses hauts fonctionnaires pour cette année. Les nouvelles échelles de rémunération se retrouvent dans la première Gazette officielle de 2014.
La hausse générale se situe autour de 2 % par rapport à l'an dernier. Le grand patron de la fonction publique, le secrétaire général, Jean Saint-Gelais, peut toucher jusqu'à 250 665 $. Les sous-ministres empochent selon leur classement de 179 120 $ à 208 887 $ au haut de l'échelle. De la même façon, les autres mandarins encaisseront de 96 559 $ à 208 887 $ en fonction de leur niveau d'emploi.
Échelon supérieur
Les membres de certains tribunaux administratifs sont pour la plupart reclassés un échelon plus haut, selon les décrets consultés. Autant au Bureau de décision et de révision, au Comité de déontologie policière qu'à la Commission des relations de travail, le traitement est «majoré de 5 %». Les régisseurs de la Régie du logement et les juges du Tribunal administratif du Québec (TAQ) grimpent aussi d'un échelon.
Il n'a pas été possible de parler lundi à un représentant du Secrétariat aux emplois supérieurs pour obtenir des précisions sur les décrets, qui sont parfois complexes, ou la facture totale pour Québec.
Pour le président de l'Association des juges du TAQ, Jean-Marc Dufour, il s'agit «d'un pas» dans la bonne direction, mais «ce n'est pas la joie». Il y voit un repositionnement par rapport à ce qui aurait dû être fait il y a cinq ans pour ses membres, mais sans «aucune rétroaction». Il rencontre mardi le Secrétariat aux emplois supérieurs pour obtenir réponse à certaines questions. «On est parfois appelé à trancher jusqu'à des décisions de ministres», souligne M. Dufour, qui estime que les juges administratifs du TAQ auraient dû obtenir plus d'échelons supplémentaires. «Il y a un contexte économique dont il faut tenir compte», a-t-il aussi souligné.