Alex Harvey (en rouge à gauche) a fait mieux que la veille, où il a enregistré le pire résultat de la saison avec une 46e place.

Harvey parie et perd en Suède

Alex Harvey a pris un risque. Et s'est trompé. Pas choisi les bons skis. Ce qui, malgré un bon effort, s'est soldé par une 15e position au 30 km de Coupe du monde de Falun, dimanche, en Suède.
«Juste avant le départ, j'avais le choix entre deux paires de skis : une très rapide et l'autre avec une bonne accroche. J'ai fait un choix téméraire, les plus rapides, et j'en ai payé le prix. Rendu au quatrième ou cinquième tour [sur six], je courais juste sur les bras dans les montées parce que la cire avait dépéri plus vite que je ne le pensais», a expliqué le fondeur de Saint-Ferréol-­les-Neiges, au téléphone.
«J'ai joué le podium et ça m'a coûté un peu. C'était un choix trop ambitieux», a-t-il reconnu, ajoutant que s'il n'avait été qu'à 90 % de ses capacités, c'est une place en dehors du top 30 qui l'attendait. «J'ai sauvé les meubles et je me suis bien débrouillé, mais cette saison, je suis habitué à mieux.»
Rafle norvégienne
Les partisans suédois aussi étaient habitués à mieux, alors que leurs voisins ennemis norvégiens sont venus rafler 9 des 12 médailles de la fin de semaine. Dimanche, c'était cinq en six avec les victoires d'Emil Iversen, deuxième la veille au sprint, et Marit Bjoergen.
Au lendemain d'une 46e position au sprint, ce 15e rang sur 30 km au pas classique avec départ de masse n'était toutefois rien pour décourager Harvey. Sa confiance s'appuie sur quatre médailles déjà remportées sur le circuit de la Coupe du monde cette saison.
Il plonge à compter de lundi dans trois semaines de préparation en vue des Championnats du monde, qui auront lieu à Lahti, en Finlande, du 22 février au 5 mars. L'équipe canadienne prend l'avion de Stockholm pour rejoindre Livigno, tout au nord de l'Italie, dans les Alpes, où les fondeurs profiteront d'un entraînement en altitude.
«J'ai cinq ou six bonnes chances de podium», estime Harvey, ne sachant pas s'il prendra le départ de cinq ou six des sept épreuves masculines présentées aux Mondiaux. «J'ai plusieurs cartes à jouer, fait-il valoir. C'est la saison où j'ai le plus de stabilité physique.»
Le Québécois de 28 ans possède quatre médailles de Championnats du monde en autant de participations. Dont deux acquises au sprint, pas sensé être sa spécialité, une au skiathlon de 30 km et celle en or, sa première, obtenue au sprint par équipe de 2011.