Les Canadiens Len Valjas et Alex Harvey (18) lors du sprint classique de Drammen, en Norvège. Avec le 50 km de dimanche et les trois courses à Québec, 510 points sont toujours à l'enjeu et Harvey a encore la possibilité de terminer sur le podium du classement cumulatif de la Coupe du monde. 

Harvey 8e au sprint de Drammen

Sacré champion mondial du 50 km en style libre, dimanche, Alex Harvey était déjà de retour en piste, mercredi en Norvège, à l'occasion de l'avant-dernière épreuve européenne au calendrier 2016-2017 de la Coupe du monde de ski de fond. Il s'est glissé à l'intérieur du top 10, terminant huitième du sprint classique de Drammen.
Déjà au comble du bonheur à la suite de sa performance dominicale, le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges savourait pleinement le résultat de cette course disputée seulement trois jours après son exploit.
«Je suis vraiment satisfait. Un top 10, c'est un peu le standard, pour moi, c'est là où je considère que je dois être et ça ne me déçoit jamais quand j'en fais un», admettait-il au téléphone après l'épreuve du jour.
Il ne s'est pas écoulé beaucoup de temps entre sa récente victoire et ce sprint. Mais il a quand même pu se préparer comme il l'aurait fait dans n'importe quelle situation.
«Je planais encore, lundi, mais mardi, j'ai fait une belle petite sortie ensoleillée avec Charles [Castonguay], mon préparateur physique qui est comme l'entraîneur-chef cette semaine parce que Louis [Bouchard] et Ivan [Babikov] sont retournés au Canada. En quart de finale, j'ai skié avec une certaine aisance, mais en demi-finale, je ne ferai pas cachette : je sentais le 50 km de dimanche dans mes jambes.»
À Drammen, il n'est pas passé inaperçu. Il a accordé plusieurs entrevues à des médias scandinaves et de nombreux jeunes de l'endroit tenaient à prendre un égoportrait avec le nouveau champion du monde du 50 km. Malgré la satisfaction de sa victoire à Lahti, en Finlande, Harvey veut toujours grimper au classement général de la Coupe du monde, où il pointe au quatrième rang.
«La troisième place est accessible. Avec le 50 km de samedi et les trois courses à Québec, il y a 510 points à l'enjeu. L'objectif est de monter sur le podium du cumulatif et de consolider ma troisième place actuelle en distance.»
Un autre 50 km
Mais peu importe, sa mission est accomplie. Il rentrera à Québec, dimanche, avec le titre de champion du monde en poche.
«Après une telle victoire, tu n'as plus de pression sur les épaules. Ma saison pourrait prendre fin maintenant et elle serait un succès. Je skie toujours avec plaisir, mais on dirait que j'en ai encore plus depuis dimanche. J'ai encore tout à gagner, mais je n'ai pas grand-chose à perdre.»
Mais avant, Harvey doit se taper un autre 50 km, samedi, cette fois en style classique. Il ne sera pas le seul à se farcir deux courses de 50 km en sept jours.
«On est tous dans le même bateau, on verra pas mal les mêmes clients. Il n'y a pas grand monde avec une chance de gagner qui n'a pas couru, dimanche dernier. Une semaine de repos, ça donne le temps de récupérer. Un sprint court trois jours plus tard, c'était un peu limite.»
Mercredi, la ligne de départ de la finale était occupée par cinq Norvégiens. Le Russe Sergey Ustiugov a empêché le balayage, terminant troisième derrière les favoris locaux Erik Brandsdal et Johannes Hoesflot Klaebo. Chez les dames, la Suédoise Stina Nilsson l'a emporté.
Harvey avait pris le 18e rang de la qualification. Son coéquipier Len Valjas était dans sa vague en quart de finale, mais il a été relégué au dernier rang après avoir fini deuxième tout juste derrière lui pour avoir causé de l'obstruction.
Rappelons que les finales de la Coupe du monde auront lieu sur les plaines d'Abraham, à Québec, le 17, 18 et 19 mars.