Sam Hamad et Philippe Couillard, du PLQ

Hamad n'entend pas parler de la CAQ sur le terrain

Alors que le chef caquiste François Legault prédisait dimanche une «lutte à deux» entre sa formation et celle de Philippe Couillard dans la région de Québec, le candidat libéral dans Louis-Hébert, Sam Hamad, affirme de son côté que sur le terrain, il n'entend pas parler de la Coalition avenir Québec (CAQ).
«J'entends pas qu'ils me parlent de la CAQ. Dans leur tête, la CAQ ne formera pas le gouvernement et n'est pas la solution pour régler le problème de référendum du PQ», avance le député sortant, élu sans interruption depuis 2003.
Selon lui, les radios de Québec qui ont appelé à voter pour sa formation politique afin de «bloquer» le Parti québécois (PQ) et ainsi sacrifier la CAQ ne font que «refléter l'état d'âme des citoyens de la région». «Les gens sont écoeurés de voir le Parti québécois avec tous les dégâts qu'ils ont causés à l'économie», fait-il valoir.
Au dernier scrutin de 2012, Sam Hamad avait obtenu 38 % des suffrages. Il avait été chauffé par le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ), Michel Hamel, qui avait récolté le tiers des voix. La péquiste Rosette Côté avait quant à elle terminé la course en troisième position, avec l'appui de 21 % des électeurs.
L'ancien ministre libéral estime d'ailleurs que la présente campagne se déroule «beaucoup mieux» que la précédente. «Et je peux vous dire que j'en fais beaucoup de terrain», ajoute M. Hamad qui précise cependant qu'il ne tient rien pour acquis.
Celui qui a reçu la visite des enquêteurs de la commission Charbonneau ne veut cependant pas révéler, comme l'a fait dimanche son collègue dans Portneuf, Michel Matte, s'il était pour ou contre la tenue d'une commission d'enquête sur la corruption à l'époque où son chef, Jean Charest, s'y opposait fortement. «J'embarque pas là-dedans. C'est le discours de la campagne de 2012», se borne à répéter l'ancien ministre des Transports. 
Tantlet croit de plus en plus en ses chances contre Maltais
Le candidat libéral dans Taschereau, Florent Tanlet, croit de plus en plus en ses chances de défaire la péquiste Agnès Maltais. Il affirme avoir notamment reçu l'appui de plusieurs étudiants déçus par le Parti québécois qui a réduit leur crédit d'impôt de 20 % à 8 % au lieu de s'en tenir à l'indexation des droits de scolarité.
«Ils me disent, le Parti québécois, qui tapait sur les casseroles, qui avait le carré rouge, on est en furie contre eux, on ne votera pas pour eux», rapporte M. Tanlet.
Ce dernier dévoilait lundi ses engagements pour sa circonscription. Parmi ceux-ci, il suggère la tenue d'un «isport», soit une compétition internationale de jeux vidéo dans la capitale, une idée qui vient de la firme Ubisoft.