Guy Turcotte s'était rendu à un poste de la SQ où il avait été mis en état d'arrestation. Il était demeuré derrière les barreaux en attendant de comparaître jeudi, au palais de justice de Saint-Jérôme. L'accusé demeure détenu au centre de détention de Saint-Jérôme.

Guy Turcotte veut faire appel à la Cour suprême

Guy Turcotte contestera en Cour suprême la décision de la Cour d'appel du Québec d'ordonner la tenue d'un nouveau procès pour le meurtre prémédité de ses deux enfants, Anne-Sophie, trois ans, et Olivier, cinq ans, le 21 février 2009.
Son avocat, Me Pierre Poupart, en a fait l'annonce vendredi au Palais de justice de Saint-Jérôme, devant la Cour supérieure qui siégeait afin de fixer une date pour la tenue de ce nouveau procès.
La requête pour autorisation d'en appeler doit être déposée dans les prochaines heures.
Malgré ce nouveau rebondissement, le procureur de la Couronne, Me René Verret, a tenté d'obtenir une date pour le procès afin de réduire d'éventuels délais advenant que la Cour suprême refuse d'entendre l'appel.
Mais le juge Marc David, celui-là même qui présidait le premier procès dont le verdict a été renversé, a reporté la cause au 4 avril afin d'attendre la décision du plus haut tribunal du pays.
Quoi qu'il en soit, l'ex-cardiologue Guy Turcotte ne pourra subir de nouveau procès avant mars 2015, soit plus de six ans après les événements, et ce, même si la Cour suprême devait ultimement rejeter la demande de l'accusé. Le juge David a en effet expliqué qu'il n'y avait aucune disponibilité avant cette date.
Guy Turcotte avait été jugé non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants pour cause de troubles mentaux par le jury au premier procès, le 5 juillet 2011. La Cour d'appel a toutefois estimé que le juge David avait erré dans ses instructions au jury, notamment quant à l'évaluation de l'impact de la consommation de méthanol sur sa capacité de poser un jugement rationnel au moment de commettre son geste.
Guy Turcotte, qui a avoué avoir tué ses deux enfants, n'était pas présent en cour et demeurera détenu. On ne sait pas encore s'il demandera une remise en liberté provisoire.
L'annulation du verdict de non-responsabilité criminelle le 13 novembre par la Cour d'appel du Québec avait en effet entraîné sa remise en état d'arrestation.
À l'issue du verdict de non-responsabilité criminelle, il avait été confié à l'Institut Philippe-Pinel, à Montréal, et avait recouvré une liberté complète en décembre 2012.