Guillaume Bastille

Guillaume Bastille, le gentleman

Joint chez lui après les malheurs de l'équipe canadienne de courte piste jeudi à Sotchi, Guillaume Bastille, qui avait vu François Hamelin lui être préféré comme dernier patineur dans l'équipe olympique, a parlé en vrai gentleman.
«C'est vraiment triste», a lancé le patineur originaire de Rivière-du-Loup. «Ils ont pratiqué toute l'année au cas où il y aurait une chute, mais ils n'ont pas réussi [à sauver la mise].»
Ironiquement, François Hamelin, frère de Charles, avait été préféré à Bastille surtout pour son expertise au relais. Le plus jeune des deux Hamelin termine ainsi ses Olympiques sur cette coûteuse chute. Après une neuvième place au 1500 m, il n'aura pas été en mesure de prouver ce qu'il vaut.
Rappelons qu'un arbitre du Centre de règlements des différends sportifs du Canada a demandé, en décembre, à Patinage de vitesse Canada (PVC) d'expliquer sa sélection, après que Bastille, médaillé d'or du relais à Vancouver en 2010, eut porté la cause en appel. L'arbitre avait alors confirmé les arguments du patineur voulant que PVC n'ait pas suivi ses propres règles dans la nomination de son choix discrétionnaire, dernier patineur invité à se joindre à l'équipe olympique. Tout au long du processus d'appel, Yves Hamelin, directeur du programme courte piste et père de François et de Charles, a affirmé s'être retiré de la table de décision.
Après la contre-performance de jeudi, Bastille a indiqué sur sa page Facebook que le processus de sélection pouvait être critiqué, mais a demandé de ne pas diriger d'attaques directement envers un athlète. «Il s'est retrouvé dans une situation difficile, même si la décision lui octroyait une place sur l'équipe olympique à mon détriment», a-t-il souligné à propos de François Hamelin.