L'agent Jean-Bernard Lajoie a été accusé le 2 décembre de trafic de cocaïne, d'abus de confiance et d'utilisation frauduleuse d'un ordinateur.

Grief à la suite du congédiement d'un policier accusé de trafic de cocaïne

La Fraternité des policiers de la Ville de Québec a déposé un grief pour contester le congédiement de l'agent Jean-Bernard Lajoie, accusé de trafic de cocaïne.
«M. Lajoie conteste son congédiement et nous, tant qu'on n'a pas le résultat des procédures criminelles intentées contre lui, on n'a pas le choix de déposer un grief. Si jamais il était déclaré coupable, il serait destitué automatiquement en vertu de la Loi sur la police», a expliqué au Soleil Marc Richard, président de la Fraternité.
Alors que par le passé, la Ville de Québec avait plutôt comme pratique de suspendre avec salaire les policiers accusés au criminel en attendant la fin des procédures, les choses ont changé à la suite du dossier de l'agent Frank Berton, coupable d'avoir laissé un présumé pédophile se faire tabasser par des codétenus en 2009.
«Frank Berton a été congédié avant que le verdict ne soit rendu dans sa cause. Ensuite, un policier temporaire accusé au criminel a aussi été congédié avant d'être reconnu coupable», explique M.Richard.
«La Ville fait une enquête administrative et fait passer le policier devant un comité de discipline. C'est plus compliqué de se défendre devant un tel comité quand on est poursuivi au criminel en raison, notamment, du droit au silence», poursuit-il.
La Ville de Québec n'adopte toutefois pas systématiquement cette approche avec tous les policiers accusés de crimes. Par exemple, l'agent Simon Beaulieu, accusé de négligence criminelle et conduite dangereuse causant la mort après le décès du cycliste Guy Blouin, a été réaffecté à des tâches administratives plutôt que de défiler devant un comité de discipline.