Il y avait quelques calèches en ville malgré la grève générale illimitée des cochers des Calèches de la Nouvelle France.

Grève des cochers: une fin de semaine chargée pour trois calèches

Il manquait un petit quelque chose au décor du Vieux-Québec, samedi, alors que seulement trois calèches étaient disponibles pour desservir les nombreux touristes.
La grève illimitée, déclenchée vendredi matin, par la quarantaine de cochers des Calèches de la Nouvelle-France s'est ressentie dans le secteur le plus achalandé de la haute ville, puisque 14 des 17 permis de calèche appartiennent à cette entreprise.
«Même si je ne l'avais pas lu dans les journaux ce [samedi] matin, j'aurais su qu'il se passe quelque chose», a commenté un portier qui travaille au Loews le Concorde depuis 36 ans. «Habituellement, il y a des calèches sans arrêt. Aujourd'hui [samedi], j'en ai seulement vu deux ou trois.»
L'un des trois cochers au travail, samedi, a mentionné s'attendre à une très grosse fin de semaine. «J'ai commencé à 9h et je ne terminerai pas avant minuit», a-t-il lancé alors qu'il attendait ses prochains clients, devant le Château Frontenac. «Mais ce n'est pas dramatique, habituellement, on est une quinzaine, mais il y a des temps d'arrêt.»
Le cocher de la compagnie des Calèches du Vieux-Québec a précisé qu'il serait le conducteur de trois différentes calèches tirées par trois différents chevaux durant cette journée d'une quinzaine d'heures. Il a par la suite commandé à son cheval d'avancer, amorçant ainsi l'un de ses nombreux tours avec, à bord de sa voiture, un couple ayant payé 90 $ pour une quarantaine de minutes.
Aucune plainte de touristes
Les portiers d'hôtel rencontrés sur le parcours habituel des chevaux n'avaient pas eu vent, samedi, de plaintes de touristes à propos de la baisse de l'offre. Le Soleil a même appris aux chasseurs du Château Frontenac que la grande majorité des cochers étaient en grève.
Même son de cloche à l'Administration portuaire de Québec, où un bateau de croisière était amarré. Aucun effet n'a été constaté et aucun touriste ne s'était plaint, samedi après-midi, de la situation.
Le propriétaire des Calèches du Vieux-Québec, entreprise titulaire de deux des trois permis n'appartenant pas aux Calèches de la Nouvelle-France, n'a pas voulu commenter la situation ni mentionner à quel point la grève de son compétiteur touchait ses employés.
Des discussions entre les grévistes et leur employeur sont prévues dans les prochains jours, selon la représentante syndicale du groupe.