Pop, Grenadine, album éponyme

Grenadine: chansons sucrées **1/2

Quatre ans après avoir fait paraître un minialbum, l'auteure-compositrice-interprète Grenadine (Julie Brunet de son vrai nom) lance mardi un premier vrai disque, mitonné avec l'aide de Jérôme Minière à la réalisation.
La griffe de ce dernier est bien audible dans les chansons de celle qu'il a, semble-t-il, courtisée (musicalement!) sur le Web, après y avoir entendu ses compositions. On ne pourra pas l'en blâmer: la musicienne est munie d'une plume plutôt agile, avec laquelle elle brosse un univers artistique digne d'intérêt. Dans une veine pop pas trop sucrée, Grenadine propose des chansons généralement délicates, mais parfois plus mordantes (Ô toi, L'amant lamentable), un pied dans les années 60 (l'ombre de Françoise Hardy plane) et l'autre dans le XXIe siècle (grâce aux arrangements). Ce qui manque à notre bonheur? Un peu de corps dans les interprétations souvent tièdes. La chanteuse, qui n'est pas dotée d'une grande voix, mise sur la douceur. On n'aurait rien à redire si elle compensait avec davantage d'émotion et de couleur.