Grands voiliers: oui à Québec en 2017

Québec accueillera les Grands voiliers en 2017. Régis Labeaume a signé vendredi matin à Toulon en France une entente de principe qui confirme la tenue d'une grande rencontre dans la capitale, point culminant d'une course qui passera aussi par Gaspé et Charlottetown.
La rencontre, nommée pour l'instant «Canada 150», soulignera les 150 ans de la Confédération canadienne et apparaît déjà dans le calendrier de la Sail Training International présenté vendredi lors du congrès annuel de cette organisation britannique qui se poursuit aujourd'hui à Toulon.
Le parcours exact n'est pas encore déterminé, mais l'entente comprend les grandes lignes et un budget provisoire.
«L'entente prévoit 3,8 millions $ pour 30 bateaux et 4,8 millions $ pour 40 bateaux, mais il reste à négocier», a indiqué vendredi le maire Labeaume, visiblement fier d'être venu confirmer en France son intention d'amener les grands voiliers à Québec dans six ans.
L'organisation québécoise devra notamment décider quels bateaux elle souhaite voir mettre le cap sur Québec.
«On va retravailler ce budget. On doit payer chaque navire qui vient. Par exemple, un bateau de classe A va coûter plus cher», a illustré Jacques Beauchesne, directeur de projets à Rendez-vous naval de Québec. Cette organisation a amorcé les négociations qui ont finalement abouti vendredi dernier pour être entérinées hier par la signature entre Québec et la Sail Training International. Rendez-vous naval sera aussi le principal organisateur de l'événement.
«Jacques est arrivé avec la dernière version de l'entente de principe à 15h vendredi dernier. On voulait vraiment régler avant de partir [en mission en France]», a expliqué le maire Labeaume.
Droit de regard
L'entente, qui sera signée dans sa version finale pour le 15 juin 2012, stipule notamment que Québec aura un droit de regard sur les autres événements de Sail Training International qui pourraient se tenir en Amérique du Nord d'ici 2017. «Au départ, ils nous proposaient une exclusivité uniquement pour le Canada, mais on a obtenu pour l'Amérique du Nord. Par exemple, s'ils font quelque chose à Boston, on a un droit de regard», a expliqué M. Beauchesne.
Prospection
Ce dernier et Régis Labeaume profiteront d'ailleurs du congrès qui se poursuit aujourd'hui à Toulon pour discuter avec des propriétaires de navires et les inciter à prendre part à cette course transatlantique.
Ce midi, ils dîneront notamment avec les représentants du bateau russe Kruzenshtern, considéré comme le plus grand voilier au monde.
Toujours concernant les négociations, Régis Labeaume a réitéré vendredi qu'il avait l'appui du maire de Saint-Malo, René Couanau, qui recevra les grands voiliers en 2012.
Lors d'une rencontre dans la ville bretonne plus tôt cette semaine, M. Couanau a convenu de conseiller Québec dans ses négociations. «Il va me montrer tous ses chiffres et on va être organisés pour négocier», indique Régis Labeaume.