Le soir de la Saint-Valentin, Gino Quilico remontera sur la scène du théâtre Capitole, celle-là même où, il y a quelques années, il incarnait le personnage Jean Valjean dans Les misérables.

Gino Quilico: le chant, c'est la vie

Plus précieux le souvenir, plus belle la chanson. Pour Gino Quilico, la vie et la musique sont inséparables. Pas de mélodies plus chères à son coeur ni plus douces à ses oreilles que celles qui ont marqué son enfance.
Parfois, c'était des airs d'opéra, mais plus souvent des mélodies populaires. Chose certaine, lorsque papa Louis s'installait au volant et que la famille filait vers les plages d'Ostia pour y passer les vacances, le chant faisait également partie de l'aventure. Accompagné à l'accordéon par sa maman, on enchaînait les Santa Lucia aux O sole mio ou autres Arrivederci Roma.
Le chanteur d'opéra qu'il est devenu a continué à rechercher la même spontanéité dans l'exercice de sa profession. Il suffit d'écouter Serata d'amore pour s'en apercevoir. Son plus récent album, paru chez Analekta l'automne dernier et réalisé par le réputé Carl Talbot, doit une bonne partie de son charme à l'impression de «sur le vif» qui s'en dégage.
Qu'il chante sur scène ou en studio - dans le cas de Serenata d'amore, il s'agit en fait d'une église - ne fait pour lui aucune différence. «J'insiste pour que chaque pièce soit captée en une seule prise, sans coupures ni doublage», annonce Gino Quilico, un petit éclat de fierté dans le regard.
Difficile de douter de sa parole. D'ailleurs, ça s'entend dans le résultat. Le même souci d'authenticité l'a guidé dans la sélection des chansons. Celles qu'il a choisi d'interpréter ici sont intimement liées à des souvenirs qui lui sont chers. «Chacune a son histoire dans ma vie personnelle.»
La Danza de Rossini, pièce sur laquelle on découvre le jeu joliment délié de l'accordéoniste Alexander Sevastian, reste évidemment attachée à son époque de l'enfance. Des mélodies raffinées de Francesco Paolo Tosti, comme Malia et A Vucchella, le sont également.
Avec Tristezza, une chanson écrite sur l'Étude opus 10, no 3 de Chopin, le baryton a voulu rendre hommage à sa maman, la pianiste Liza Pizzolongo.
Deh, vienni alla finestra, la sérénade tirée du Don Giovanni de Mozart, évoque probablement les brillantes carrières qu'ont connues à la fois Gino Quilico et son père Louis sur les plus grandes scènes lyriques du monde.
On y trouve également des mélodies plus récentes, Lei de Charles Aznavour ou Caruso de Lucio Dalla. L'accompagnement de TrioSphère, une formation qui réunit le pianiste et arrangeur Dominique Boulianne, la violoniste Lizann Gervais et la violoncelliste Élisabeth Giroux, possède de grandes qualités, notamment la fraîcheur et la simplicité. À noter que le disque s'est hissé au sommet des ventes classiques au Canada l'automne dernier.
Le soir de la Saint-Valentin, Gino Quilico remontera sur la scène du théâtre Capitole, celle-là même où, il y a quelques années, il incarnait le personnage Jean Valjean dans Les misérables. Le spectacle a été adapté spécialement pour l'occasion et concocté à partir de Serenata d'amore. Le chanteur présentera en outre des morceaux populaires comme Con te partiro, Smile, La vie en rose ou Nessun dorma.
Vous voulez y aller?
Qui : Gino QuilicoQuoi : Serata d'amoreOù : CapitoleQuand : le vendredi 14 février à 20hBillets : 47,24 $Tél. : 418 694-4444