Entouré de députés du Parti québécois et de sa candidate dans Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Gilles Duceppe a jeté les grandes lignes de son concept de garde côtière québécoise. Dans l'ordre: Pascal Bérubé, Maka Kotto, Johanne Carignan, Harold LeBel, Gilles Duceppe, Gaétan Lelièvre, Martine Ouellet et André Villeneuve.

Gilles Duceppe prône une garde côtière québécoise

Le chef du Bloc québécois a présenté, lundi, les grandes lignes de ce que serait une garde côtière québécoise dans l'éventualité d'un Québec souverain. Installé devant la marina de Rimouski, Gilles Duceppe était accompagné de sa candidate dans la circonscription, Johanne Carignan, et de quelques députés du Parti québécois, présents pour le caucus présessionnel de leur formation politique.
«En faisant du Québec un pays indépendant, les services de la Garde côtière québécoise seront offerts en français en tout temps, a décrit Gilles Duceppe. Les infrastructures portuaires redeviendront la responsabilité du Québec, de même que la réfection et l'entretien. Nous investirons dans la recherche scientifique pour mieux connaître et protéger ce joyau [le fleuve].» 
Le chef souverainiste a continué sa présentation en ajoutant que des bases pourraient être installées à Rimouski et à Gaspé, avec une antenne aux Îles-de-la-Madeleine. «Ces nouvelles bases ajouteront des activités économiques locales, avec des bons emplois bien payés et stables, avec des contrats pour les PME locales.»
M. Duceppe a ajouté que les navires dont le Québec aurait besoin seraient construits et entretenus dans les chantiers maritimes du Québec. «Avec l'indépendance, le Québec maritime va s'enrichir, est-il persuadé. Le potentiel de notre majestueux fleuve Saint-Laurent est immense. Malheureusement, c'est, pour une large part, la responsabilité du gouvernement canadien qui fait preuve d'une grande négligence.»