Gilles Duceppe 

Gilles Duceppe confiant d'obtenir la balance du pouvoir

L'optimisme règne au Bloc québécois, qui, à deux jours du scrutin, s'estime «plus près que jamais» de la balance du pouvoir à la Chambre des communes.
En dépit de la montée du Parti libéral du Canada (PLC) dans les intentions de vote, le chef bloquiste, Gilles Duceppe, est demeuré fidèle, samedi, à sa prédiction d'un gouvernement minoritaire.
«J'ai passé quelques années à analyser ces situations, a-t-il dit, en mêlée de presse à Sept-Îles après un déjeuner militant. Je pense que c'est ça que l'on va avoir.»
Étant donné qu'une lutte à trois se dessine au sein du vote francophone dans la province entre le Bloc québécois, le PLC et les néo-démocrates, M. Duceppe croit que cela profitera à ses candidats, qui se faufileront le soir du 19 octobre.
«Ce qui se passe avec ce parti [du scandale] des commandites, je pense que les gens réalisent que cette formation n'a pas changé ses manigances», a-t-il affirmé, en lien avec la controverse du coprésident de la campagne du PLC, Dan Gagnier.
Celui-ci a été forcé de démissionner après avoir donné des conseils de lobbyisme à TransCanada pour faire progresser le dossier de son projet d'oléoduc Énergie Est dans l'éventualité d'un gouvernement minoritaire.
Fidèle à son habitude, le chef bloquiste n'a toutefois pas voulu se fixer un objectif en ce qui a trait au nombre de députés du Bloc québécois qu'il souhaitait voir à Ottawa, se contentant de réitérer son optimisme.
Le Bloc québécois - qui n'avait élire que quatre députés en 2011 - souhaite cette fois-ci en faire élire au moins 12, ce qui lui permettrait de renouer avec la reconnaissance officielle aux Communes.
M. Duceppe, qui se présente comme le défenseur des intérêts du Québec, estime qu'il n'a pas raté l'occasion de poser un geste fort en ne visitant pas Lac-Mégantic, où le déraillement d'un train a fait 47 victimes en juillet 2013.
À l'exception de Thomas Mulcair, la mairesse Colette Roy-Laroche a déploré vendredi l'absence des autres chefs des partis fédéraux dans sa municipalité.
«Nous ne sommes pas allés, mais nous avons été les premiers à prendre position pour la voie de contournement (pour les convois de trains), a plaidé le chef bloquiste. On a dit que ça suffisait l'auto-inspection des trains. On a dit qu'il faut faire disparaître les wagons DOT-111.»
Questionné par les journalistes, M. Duceppe a affirmé que malgré le marathon électoral de 78 jours, il n'était pas possible de visiter toutes les régions de la province.
La caravane bloquiste a une autre journée chargée devant elle, avec des arrêts prévus à Sainte-Anne-des-Monts, Rivière-du-Loup, La Malbaie ainsi que Québec, où elle terminera sa journée.