L'Américain Travis Ganong a remporté la descente de Garmisch-Partenkirchen, vendredi.

Ganong relève le défi de Gagnon

Erik Guay a fait une vilaine chute environ à mi-parcours de la descente de Coupe du monde de Garmisch-Partenkirchen, mais il s'en est sorti avec des blessures mineures.
Guay a perdu le contrôle de son ski droit juste avant un saut. Déséquilibré, il a été catapulté dans les airs et s'est écrasé au sol. Heureusement, il a pu se relever et skier jusqu'au bas de la piste Kandahar 2.
«Des bosses et des ecchymoses mais je suis reconnaissant de m'en tirer sans rien de majeur!» a précisé le skieur du Mont-Tremblant sur son compte Twitter. «Merci pour tous les bons voeux.»
Il a été plus chanceux que l'Américain Steven Nyman et le Français Valentin Giraud Moine, qui ont été transportés par hélicoptère à l'hôpital après avoir subi de graves blessures. Markus Waldner, directeur de la course, a affirmé que Moine est susceptible d'avoir été victime de fractures au mollet et au tibia. La course a été interrompue pendant une demi-heure pendant qu'il recevait des soins après avoir perdu le contrôle et s'être écrasé dans le filet de protection près des spectateurs.
Gagnon exaucée
L'Américain Travis Ganong, le compagnon de la Québécoise Marie-Michèle Gagnon, a décroché la victoire avec un chrono de 1:53,71. Il a devancé Kjetil Jansrud de 38 centièmes de seconde et Peter Fill de 52 centièmes. 
Pour Ganong, ce fut une journée exceptionnelle, puisque le skieur de Squaw Valley n'avait remporté, à 28 ans, qu'une seule descente de Coupe du monde, à Santa Caterina (Italie) en 2014, et n'avait jamais fait mieux cette saison que la septième place. «Ma copine était là, elle m'avait mis au défi de gagner une course, j'ai exaucé son voeu», a déclaré Ganong, premier Américain à s'imposer sur la Kandahar de Garmisch, pourtant riche d'une histoire de plus de 70 ans.
Parti avec le dossard 12, juste après Nyman, Ganong aurait pu être déconcentré par la chute et l'évacuation par hélicoptère de son coéquipier. «Je n'ai pas vu la chute, j'étais déjà dans le portillon de départ, mais j'ai su qu'il était arrivé quelque chose. C'est difficile d'avoir un gros crash juste devant soi, on attend plusieurs minutes, il faut se reconcentrer, rester mentalement dans la course, se relaxer.»
La piste, qui a décimé le plateau, avait pourtant été appréciée par la plupart des skieurs lors de l'entraînement la veille, en raison d'une neige compacte et moins bosselée que certaines années.