ROCK, Zulu, Galaxie

Galaxie: du solide

Quatre ans après le très réussi Tigre et diesel, la formation Galaxie reprend le collier pas trop loin d'où elle nous avait laissés.
La bande d'Olivier Langevin a peaufiné sa recette rock à la fois pesante et dansante, elle n'allait pas la délaisser de sitôt. Et difficile de lui en tenir rigueur.
Avec Zulu, Galaxie nous immerge de nouveau dans un amalgame musical dense et fort en testostérone, forgé à grands coups de riffs de guitare bien sentis et d'un savant dosage de sonorités électro.
Langevin n'a visiblement pas perdu son attrait pour les métaphores animalières (un «Robot lynx», les fauves, des loups et des lions), cosmiques ou énergétiques: embaumées d'un léger parfum de fin du monde, les nouvelles chansons de Galaxie évoquent le «coeur atomique» ou «la lumière d'Hiroshima», un «dynamite pack dans le stéréo» ou un «iPod de pétrole brut».
Leur incarnation musicale se fait tantôt rugissante, tantôt distorsionnée, gardant ce petit côté rugueux (héritage des racines garage de Galaxie). Parfois hypnotisant et généralement grisant, ce solide nouveau matériel est doté d'un indéniable potentiel scénique, qu'on pourra mettre à l'épreuve le 27 mars à l'Impérial.