L'occasion est belle pour Dominique Maltais de remporter son premier titre à Stoneham, demain, elle qui connaît une séquence parfaite en compétition depuis trois semaines.

Gala Victoris: Dominique Maltais, une lauréate toujours affamée

Première au classement cumulatif de la Coupe du monde de snowboardcross, la saison dernière, Dominique Maltais place sa barre d'excellence à une hauteur de plus en plus élevée. À mi-chemin de son voyage vers les Jeux olympiques, la planchiste de Petite-Rivière-Saint-Français reste accrochée à sa passion.
<p>Gérald Maltais a accepté au nom de sa fille Dominique le Victoris de l'Athlète féminine de sport individuel international, mardi soir.</p>
La grande dame de 32 ans a remporté pour une deuxième année d'affilée le Victoris de l'Athlète féminine de sport individuel international, mardi soir, en raison de son parcours l'ayant propulsé à quatre reprises sur un podium de la Coupe du monde, l'hiver dernier, emportant l'étape de Blue Mountain, au Canada. Parmi les finalistes de la catégorie, on retrouvait Marie-Michèle Gagnon (ski alpin) et Sara-Maude Juneau (golf).
«Je ne sais même pas qui a gagné le titre d'athlète de l'année», disait-elle en commentant sa propre nomination, mardi après-midi, à son arrivée à l'hôtel de Montafon, en Autriche, où s'ouvre le calendrier 2012-2013, vendredi, d'où la remise du prix à son père, en soirée.
Elle n'a pas sursauté en apprenant que le judoka Antoine Valois-Fortier avait été consacré. «Il s'agissait d'une année olympique, c'est incontournable. Pour moi, ce sera peut-être dans deux ans, j'aimerais ça le gagner au moins une fois dans ma carrière», disait-elle en pensant au rendez-vous olympique de Sotchi, en 2014.
Mais au-delà des honneurs, Maltais continue de descendre les pentes par goût du dépassement personnel. À ses yeux, les résultats qu'elle obtient sont le reflet d'un temps qu'elle met à s'entraîner pour atteindre un haut standard de perfection.
«Je me connais bien, comme personne et athlète, et je sais ce que je veux. Je continue à mettre le paquet pour atteindre mes objectifs. C'est le fun de recevoir un prix comme celui-ci, mais ce n'est pas la raison pour laquelle je fais du snowboardcross. Je le fais, parce que j'ai encore de l'énergie et la passion gravée sur le coeur», disait-elle au bout du fil.
Rendez-vous incontournables
Les deux prochaines campagnes seront marquées de rendez-vous incontournables avec la présentation des Jeux olympiques en février 2014, mais auparavant, la tenue des Championnats du monde à Stoneham, du 17 au 27 janvier 2013.
«La barre est haute et c'est ben correct de même. Des gens me demandent ce qui me reste à accomplir? Ça m'est arrivé de rester sur mon appétit et j'apprécie d'avoir la chance de me reprendre devant les miens.»
Elle n'a pas encore savouré la victoire à Stoneham, même si elle revendique des deuxième (2011) et troisième (2010) positions dans sa cour. Et aux Jeux olympiques, le malheur de Vancouver ne pourra que céder sa place au bonheur à Sotchi... «J'ai encore bien des affaires à accomplir. Mon meilleur résultat aux Mondiaux, c'est troisième; même chose aux Jeux [2006, à Turin]. Je peux faire mieux, et en saison, j'aimerais bien ajouter des podiums à mon palmarès», précisait-elle sans cacher ses intentions.
L'absence de neige, en Autriche, a modifié sa présente semaine. Ainsi, la course de demain a été repoussée à vendredi afin de souffler de la neige dans la piste. La saison se poursuivra ensuite à Telluride, au Colorado.