Mireille Belzile a accepté le trophée d'athlète par excellence de la grande région de Québec au nom de son fils Alex Harvey des mains du conseiller municipal et responsable des sports à la Ville de Québec, Steeve Verret. Le fondeur était retenu au Mont-Tremblant où il s'entraîne avec l'équipe canadienne.

Gala de l'athlète: l'année Harvey

Alex Harvey par ci, Alex Harvey par là. Le super fondeur de Saint-Ferréol a occupé l'actualité sportive tout l'hiver. Mercredi soir encore, alors qu'on se croyait presque en été, il a été la grande vedette du Gala de l'athlète, malgré son absence.
Cinq! C'est la cinquième fois que Harvey est sacré athlète par excellence de la grande région de Québec. Il s'approche un peu plus de Caroline Brunet, couronnée six années de suite, de 1995 à 2000.
«De se retrouver en compagnie de grands noms comme Caroline Brunet ou Marie-Hélène Prémont, c'est vraiment flatteur», a reconnu celui qu'on a dû joindre par téléphone au Mont-Tremblant, où il s'entraîne avec l'équipe canadienne de ski de fond.
En plus de la kayakiste Brunet et de la présidente d'honneur du gala et ancienne championne de vélo de montagne Prémont, sacrée deux fois, Harvey aurait pu nommer son propre père, Pierre Harvey, fondeur et cycliste choisi athlète de l'année à trois reprises à son époque.
La mère d'Alex, Mireille Belzile, qui est aussi médecin de l'équipe canadienne de ski de fond, est montée sur la scène pour quérir le trophée de fiston.
Deuxième fois en deux ans que le grand gagnant ne participe pas au gala printanier tenu au Complexe Capitale Hélicoptère, à L'Ancienne-Lorette. L'an dernier, le judoka Antoine Valois-Fortier était à Montréal.
Cette fois, le comité de sélection ne pouvait ignorer la ribambelle de triomphes vécus par Harvey dans les derniers mois. Il a d'abord fait de Harvey son meilleur athlète international en sport individuel, en milieu de soirée.
Troisième au cumulatif de la Coupe du monde et deuxième aux épreuves de distance grâce à quatre victoires, dont l'épreuve maîtresse de 50 km des Championnats du monde, pour un total de sept podiums sur le circuit mondial.
«J'avais bien fait aussi au cumulatif en 2014 [3e], mais j'étais passé à côté des grands rendez-vous. Là, je peux cocher les grands rendez-vous», se félicite-t-il, ajoutant les finales de la Coupe du monde à Québec au lot.
Bouchard et l'équipe
Son entraîneur, Louis Bouchard, a aussi été honoré dans le volet international. Prix qui rejaillit sur toute l'équipe Harvey, estime Bouchard. Pas moins de neuf spécialistes gravitent autour de Harvey et de ses coéquipiers de l'équipe canadienne, en passant par le médecin, l'ostéopathe et le psychologue.
«Des fois, tu as travaillé fort et tu es content d'être récompensé, mais tu n'es pas satisfait à 100 %», explique Bouchard, aussi joint à Tremblant. «Mais là, on vient vraiment de vivre une saison exceptionnelle. Cette saison-là constitue un succès important dans ma carrière. Je ne pouvais pas demander mieux», fait valoir le coach.
Harvey a vu ses exploits récompensés de la plus importante récompense régionale en 2009, 2010, 2011, 2015 et maintenant 2017. Mais c'est 2018 qui occupe la majeure partie de son esprit. Il annonce déjà que son horaire de compétitions de l'hiver prochain sera allégé afin de concentrer toute son énergie sur les Jeux olympiques, début février. Son prochain «grand rendez-vous».
«Ça va être dur de faire mieux que la récente saison», admet d'emblée l'entraîneur Bouchard. «Mais que les attentes soient élevées, c'est juste normal. Après ça, les succès passés ne garantissent pas les succès futurs. Tu peux échouer. Et le sport, c'est un jeu», rappelle le sage homme.
Reste maintenant à voir si, après cinq ans de règne de Mikaël Kingsbury sur la scène provinciale, Harvey détiendra enfin le dossier nécessaire pour déloger le bosseur de son trône d'athlète masculin international par excellence au Québec. À suivre... l'an prochain.