Marcel Barthe et Louise Filion font partie du nouveau mouvement citoyen «2013, une île, une vision».

Fusions à l'île d'Orléans: le débat est relancé, selon ses partisans

Les candidats du mouvement Une île, une vision, qui souhaitent la fusion des municipalités de l'île d'Orléans, savent que mathématiquement, ils n'ont aucune chance de représenter la majorité après les élections de dimanche. Mais à cinq jours du scrutin, le groupe estime avoir remis la question du regroupement des six villes de l'île sur la carte.
Le mouvement présente 12 candidats dans trois des six municipalités de l'île d'Orléans, soit cinq à Saint-Jean, quatre à Saint-François et trois à Saint-Pierre. Ils se présentent tous comme indépendants sous la bannière du mouvement, qui n'est toutefois pas un parti politique officiel, car ils sont réservés aux municipalités de 5000 habitants et plus.
Douze, c'est peu sur 42 postes d'élus, mais c'est assez pour avoir relancé le débat sur la possibilité de fusionner ce territoire parmi les plus surreprésentés au Québec, avec un élu par 166 habitants, se réjouit Marcel Barthe, candidat à la mairie de Saint-Jean. «C'est un débat important dont les gens veulent discuter», croit-il.
Le mouvement Une île, une vision a, estime-t-il, le mérite de forcer des élections. «On a réussi à créer une véritable situation démocratique. Il n'y a jamais eu d'élections sur l'Île depuis 2001. Ils sont tous élus par acclamation», déplore M. Barthe.
Sainte-Pétronille et Saint-Laurent auront un conseil municipal reconduit sans opposition dans les urnes. À Sainte-Famille, l'indépendant Édouard Houde se présente contre le maire sortant Jean Pierre Turcotte.
Mais pour Marcel Barthe, l'important est d'avoir animé le débat entre les pro et les antifusion. Il prend pour exemple la lettre ouverte «Un désastre appréhendé», parue dans Le Soleil de dimanche, dans laquelle Bernard Dagenais, ex-maire de Sainte-Pétronille, critiquait sévèrement l'idée de fusion. Le vice-président du mouvement Une île, une vision, Léo-Paul Desaulniers, réplique d'ailleurs aujourd'hui à M. Dagenais.