Françoise David

Françoise David: un «grand trouble» dans l'histoire du PQ

Québec solidaire dénonce avec vigueur la candidature de Pierre Karl Péladeau avec le Parti québécois, y voyant un jour de «grand trouble», une trahison de ses idéaux progressistes et un rapprochement incohérent avec «l'un des patrons les plus intransigeants, les plus anti-travailleurs du Québec».
Advenant qu'ils soient tous deux élus, Françoise David et Pierre Karl Péladeau se tiendront loin de l'autre sur les bancs de l'Assemblée nationale. «J'ai une petite nouvelle pour vous autres. Jamais, jamais, un député solidaire ne s'assoira avec Pierre-Karl Péladeau du côté des banquettes des députés. Jamais!» a lancé la co-chef de Québec Solidaire.
Pour Françoise David, le PQ vient d'annihiler tout espoir de rapprochement avec sa formation de gauche. «Le Parti québécois vient de faire un choix, et un choix définitif, j'espère que tout le monde au Québec l'aura bien compris. Il vient de faire le choix d'inclure dans ses rangs comme député un des patrons les plus intransigeants du Québec. Celui qui est responsable à lui tout seul de 14 lock-out. Celui qui a utilisé des scabs durant ces périodes-là», a martelé la candidate dans Gouin.
«Aujourd'hui est une journée de grand trouble, de grands états d'âme. De grande remise en question», a poursuivi Françoise David. «Il y a des gens honnêtes et sincères qui croyaient encore à la possibilité que le PQ soit encore un tantinet progressiste. J'ai l'impression qu'aujourd'hui, ils doivent être extrêmement déçus.»
Dans les derniers jours, le Parti québécois a approché des candidats et militants solidaires, les incitant à joindre leurs rangs, selon Françoise David. En incorporant Pierre Karl Péladeau dans son équipe, la chef du PQ Pauline Marois a simplifié le dilemme. «Nous ne sommes pas du même camp. Nous ne sommes pas de la même famille. C'est aussi simple que ça. Le parti québécois a choisi son camp.»
Le saut en politique de l'ancien président et chef de la direction de Québecor est même perçu comme un «cadeau» par la co-chef de Québec solidaire. «Ça a le mérite d'être clair, une fois pour toute. Je trouve ça extraordinaire et incohérent.»