France Bédard a été déboutée de sa poursuite le mois dernier.

France Bédard porte sa cause en appel

La présidente de l'Association des victimes de prêtres, France Bédard, tentait jeudi en Cour d'appel de faire infirmer le jugement qui a rejeté sa poursuite civile de 200 000 $ contre un prêtre de Portneuf et l'Archevêque catholique de Québec.
Mme Bédard, 64 ans, affirme avoir été violée par le prêtre Armand Therrien en 1965 à Saint-Marc-des-Carrières, alors qu'elle était âgée de 17 ans. Un fils est né de cette relation.
La dame a déposé une plainte à la police en 2005, mais le prêtre n'a jamais été jugé puisqu'il est décédé deux semaines avant son procès criminel.
Le juge Édouard Martin de la Cour supérieure a par la suite rejeté la poursuite civile en janvier 2012, estimant que le délai de prescription de trois ans était expiré et que Mme Bédard était en mesure de dénoncer son agresseur depuis une quinzaine d'années.
Théorie du viol rejetée
Le juge a aussi rejeté la théorie du viol, affirmant que la plaignante et le prêtre avaient vécu une relation amoureuse.
Par la voix de son avocat, Me Alain Arsenault, France Bédard a tâché de convaincre les trois juges de la Cour d'appel qu'elle était dans l'incapacité psychologique d'agir jusqu'en 2005. C'est la sortie publique de la chanteuse Nathalie Simard qui a été le premier élément déclencheur. Le fait que le prêtre ait par la suite nié l'agression et les consultations avec une psychologue en 2006 aurait rendu Mme Bédard capable de dénoncer Armand Therrien.
Les juges de la Cour d'appel ont pris la cause en délibéré et rendront leur décision dans quelques semaines.