Rickie Fowler, qui a ramené une carte de 65, est l'un des 44 joueurs à avoir joué sous la normale, jeudi.

Fowler prend la tête à l'Omnium des États-Unis

L'Américain Rickie Fowler a frappé fort lors de la première ronde de l'Omnium des États-Unis, tandis que le tenant du titre et no 1 mondial Dustin Johnson se traînait dans les profondeurs du classement, jeudi à Erin, au Wisconsin.
Fowler a remis une carte de 65 (- 7), un record pour la première ronde du prestigieux tournoi qui se déroule cette année sur le plus long parcours de l'histoire dans un événement du grand chelem. Il mène par un coup d'avance sur Paul Casey et Xander Schauffele. Et ils ont de la compagnie, alors que 44 golfeurs ont joué sous la normale, fracassant le record pour une première ronde à l'Omnium des États-Unis (39 en 1990 à Medinah).
Ce nombre élevé de bons scores pourrait laisser croire que le parcours n'est pas à la hauteur du défi ultime de golf recherché par l'USGA. Il ne faut toutefois pas le mentionner à certains des meilleurs golfeurs au monde. Il faut ainsi descendre à la 102e place pour retrouver le nom de Dustin Johnson (75).
«Je n'ai pas bien putté, j'ai laissé passer beaucoup de belles occasions», a regretté le numéro un mondial, qui avait dû déclarer forfait pour le Tournoi des maîtres en avril en raison d'une blessure au dos après une chute dans les escaliers. «Et vous n'auriez pu profiter d'une meilleure journée pour inscrire un bon pointage», a-t-il ajouté, un brin nostalgique.
Son dauphin au classement mondial, le Nord-Irlandais Rory McIlroy, a compromis ses chances de franchir la coupe avec une carte de 78 (+ 6), synonyme de 143e place, tandis que l'Australien Jason Day, troisième joueur mondial, est en plus mauvaise posture encore. Il a commis deux triples bogueys et a joué 79, son pire score à l'Omnium des États-Unis. «J'ai simplement joué du mauvais golf», a admis l'Australien, qui occupe une inhabituelle 151e place.
L'égal de Nicklaus et Weiskopf
Quant à Fowler, en quête à 28 ans de son premier titre du grand chelem, il a idéalement lancé sa journée avec trois oiselets sur les cinq premiers trous. Le Californien, qui n'a pas franchi la coupe de l'épreuve en 2015 et 2016, a évité les bogueys. «Rares sont les rondes qui sont sans tracas lors de ce tournoi.»
Ses sept oiselets ont été inscrits grâce à des roulés de 12 pieds ou moins. Il a ainsi égalé le record détenu par Jack Nicklaus et Tom Weiskopf, qui avaient tous les deux joué 63 (- 7) au tournoi de 1980, à Baltusrol. «C'est toujours plaisant de faire partie de l'histoire du golf. Mais je préfèrerais me rappeler de quelque chose qui pourrait être réalisé dimanche», a expliqué Fowler, qui avait terminé deuxième de l'Omnium des États-Unis en 2014.
Chez les Canadiens, Adam Hadwin (Abbotsford, C.-B.) a joué 68 pour s'emparer du septième rang. Corey Conners (Listowel, Ont.) a bouclé sa ronde en 76 coups.
Sans Mickelson
Phil Mickelson s'est officiellement retiré de l'Omnium des États-Unis un peu moins d'une heure après le lever du soleil, après avoir réalisé qu'il n'aurait pas le temps d'assister à la collation des grades de sa fille en Californie et d'être de retour à temps au Wisconsin pour son départ à 14h20, jeudi. L'Américain, qui célèbre ses 47 ans vendredi, espérait que le jeu serait retardé suffisamment longtemps pour qu'il puisse effectuer son départ en raison de probabilités d'orage au Wisconsin.
C'est la première fois que Mickelson rate l'Omnium des États-Unis - seul titre du grand chelem manquant à son palmarès - depuis qu'il a échoué dans sa tentative de se qualifier en 1993. Roberto Diaz l'a remplacé et a pu prendre un peu de repos. Initialement, le Mexicain devait être à Erin Hills pour le début de la première ronde à 6h45 et attendre jusqu'au départ de Mickelson.  Avec AP
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Un dirigeable s'écrase
La première matinée de l'Omnium des États-Unis a été marquée par l'écrasement d'un dirigeable publicitaire qui survolait le parcours. Justin Maynard, responsable des ventes chez AirSign, a ajouté que le pilote était «O.K.», mais qu'il avait été transporté à l'hôpital pour traiter des blessures indéterminées. Vers 11h55 (heure locale), le dirigeable a soudain de l'altitude, puis a explosé lorsqu'il a touché terre. AirSign a précisé que le pilote n'avait pas sauté en parachute, contrairement à ce qu'avait rapporté la presse locale, mais qu'il était resté aux commandes jusqu'à ce que l'engin touche terre.
La Fédération américaine de golf (USGA), organisatrice de l'Omnium des États-Unis, a précisé que le dirigeable ne participait pas à la retransmission de l'épreuve. Plusieurs golfeurs ont assisté, à distance, à l'accident. «C'était une scène horrible, je me suis mis à trembler, je n'avais jamais rien vu de similaire, je ne savais pas ce qu'il se passait», a raconté l'Américain Jamie Lovemark.  AP et AFP