L'École de danse de Québec offre des programmes destinés au grand public. Un cours de danse spécifiquement pour les garçons est notamment en développement.

Former des danseurs complets

Le ballet est un peu l'ABC de la danse occidentale, ce qui fait qu'il occupe toujours une place importante dans la formation des danseurs professionnels.
«Il y a eu une époque où on choisissait entre ballet et contemporain. Maintenant, on forme des danseurs-interprètes capables de naviguer dans l'un et dans l'autre. Même les grandes compagnies de ballet ont maintenant une influence du contemporain dans leur approche chorégraphique», indique Lyne Binette, directrice pédagogique de l'École de danse de Québec (EDQ).
Celle-ci enseigne le ballet aux danseurs contemporains depuis une trentaine d'années. «Je vais aller loin dans l'esthétisme, la précision, les lignes, indique-t-elle. Le ballet amène beaucoup de dextérité fine et le plaisir de danser de manière artistique, en accord avec la musique.» Les danseurs étoffent ainsi leur grammaire gestuelle, tout en visitant des esthétiques particulières et apprenant à connaître le répertoire, ce qui leur donne des référents.
Approche globale
L'EDQ privilégie une formation globale du danseur, qui pourra se spécialiser davantage ensuite. «On veut former un danseur qui réfléchit, qui a un corps fort, une bonne technique et un artiste qui est nourri», résume Mme Binette. Une approche qui permet les parcours atypiques, débutés sur le tard, comme ce fut le cas pour les chorégraphes Alan Lake et Harold Rhéaume.
La formation en danse a également bénéficié du développement des différentes approches sportives et des connaissances sur l'entraînement. «Il y a des mythes de plus en plus bousculés, comme celui qu'un danseur ne devrait jamais lever des poids, par exemple, indique Mme Binette. Ça ne donne pas de gros muscles si c'est bien fait.»
Volet grand public
Environ 220 personnes, âgées de 7 à 50 ans, fréquentent les cours du volet loisirs de l'EDQ. Avant sept ans, les enfants peuvent faire de la danse créative ou du préballet. «Nous sommes en train de développer un cours de ballet et de forme physique pour les 50 ans et plus, ainsi qu'un cours de danse spécifiquement pour les garçons, par des garçons», indique Mme Binette.
Cartographie de la formation du danseur au Québec
› Les services de loisirs des villes offrent des cours de danse créative, de préballet et de ballet (entre autres).
› On compte une vingtaine d'écoles privées et de studios de danse à but lucratif sur la Rive-Nord de Québec et autant sur la Rive-Sud.
› Il existe des écoles privées à but non lucratif, comme l'École de danse de Québec (EDQ).
› Des écoles primaires et secondaires offrent de la danse en activités parascolaires, souvent en partenariat avec des écoles de danse privées.
› Présentement, il y a seulement trois programmes Danse-études (secondaire) qui répondent aux exigences des Programmes particuliers de formation en arts reconnus par le MELS : un à Québec (en partenariat avec l'école Cardinal-Roy), un à Montréal et un à Drummondville.
› Trois écoles supérieures offrent un diplôme d'études collégiales, Danse-interprétation, qui vise à former des danseurs-interprètes professionnels : l'EDQ, l'École de danse contemporaine et l'École supérieure de ballet (toutes deux à Montréal).
› Plusieurs cégeps offrent aussi des programmes préuniversitaires en danse : Drummondville, Sherbrooke, de Saint-Laurent et Collège Montmorency.
› L'UQAM et Concordia proposent des formations universitaires en danse : bac, maîtrise et doctorat.