Fondation Sport-Études: de l'argent bien investi

Pour l'une, ça paiera une partie de ses voyages en Oregon et au Pérou, cet été. Pour l'autre, les frais de cours et de livres pour son entrée à l'université, à Trois-Rivières.
Dans les deux cas, il s'agit d'argent bien investi. Comme l'ensemble des 39 500 $ distribués mercredi midi à 23 athlètes-étudiants par la Fondation Sport-Études, à Lévis. Au total de l'année, la Fondation donnera 170 000 $ à des sportifs d'élite inscrits dans les 41 collèges et sept universités membres de l'Alliance Sport-Études.
Catherine Beauchemin est l'une des rares coureuses de 3000 mètres steeple chase au Québec. Ce petit bout de femme de 18 ans de Québec doit se déplacer pour trouver des compétitions de plus haut niveau et améliorer ses temps. L'Ouganda, la Pologne et la Colombie comptent parmi ses destinations passées.
«Bientôt, je vais faire une course en Oregon, où j'espère faire un excellent temps. Après, j'ai une compétition à Québec, ce qui est rare, un 5000 m, avant d'aller à Ottawa pour le championnat canadien junior. Là, je veux gagner l'or et battre mon propre record du championnat au 3000 steeple junior», a expliqué Beauchemin, lors de la remise des bourses. Elle empoche 2500 $.
Par hasard
Le but de Beauchemin cette saison est de se qualifier pour les championnats panaméricains juniors et, une fois au Pérou, remporter l'or. Au fait, pourquoi le steeple chase, cette course à obstacles sur piste avec haies et fosses d'eau? Par hasard. Comme ça. Parce que son entraîneur trouvait que ce serait bien pour elle. Il avait raison, elle trouve cela plus amusant.
Les succès de Beauchemin dépassent le cadre sportif. Elle montre une impressionnante cote R de 36,7 en sciences de la nature au Cégep de Sainte-Foy et veut devenir médecin.
De son côté, le hockeyeur originaire du quartier Neufchâtel Christophe Boivin vient de mettre le point final à quatre campagnes dans le junior majeur, avec le Titan d'Acadie-Bathurst. Ses 43 buts et 90 points cette saison n'ont pas convaincu une équipe professionnelle de lui accorder un essai.
Le petit ailier de 5'8'' et 166 livres ne s'y attendait pas non plus, mais aurait aimé avoir au moins une chance de se faire valoir au niveau supérieur. C'est néanmoins sans amertume qu'il poursuivra sa carrière sportive avec les Patriotes de l'UQTR, l'automne prochain.
«J'ai eu des offres d'universités de pas mal partout au Canada, mais après quatre ans au Nouveau-Brunswick, je souhaitais me rapprocher de ma famille, à Québec», indique celui qui a mis la main sur un chèque de 1000 $.
Son frère cadet Félix, aussi menu mais défenseur avec le Titan, a encore deux années d'admissibilité dans les rangs juniors.