POP/ROCK, How Big, How Blue, How Beautiful, Florence + The Machine

Florence + The Machine: puissance et contrastes  ***1/2

Quatre années ont passé depuis le deuxième album de Florence et de sa machine.
Quatre ans qui ont été ponctués de longues tournées, mais aussi d'expériences personnelles et amoureuses qui ont visiblement nourri l'univers artistique et poétique de la Britannique. 
Avec How Big, How Blue, How Beautiful, elle y va d'une proposition davantage nuancée, où certes elle pousse sa voix forte et assurée sur des rythmiques enlevées, mais elle sait aussi la poser avec douceur sans perdre de vue les mélodies adroites.
À des pièces mordantes, comme What Kind of Man, ou dansante, comme l'accrocheuse Ship To Wreck, elle oppose la magnifique Various Storms & Saints ou encore la délicate Long & Lost évoquant Kate Bush, qui démontrent tout le potentiel de son chant. Quant à l'ambitieuse pièce-titre, elle témoigne de son intérêt pour l'art-pop et l'art-rock.
Pour l'épauler à la réalisation, Florence Welch a fait appel à Markus Dravs (Arcade Fire, Björk). L'album apparaît léché et fourni, d'autant qu'on a ajouté cordes et cuivres, mais on réussit à ne pas sombrer dans l'excès, grâce à de bons jeux de contrastes, et surtout, à ne pas figer ou refroidir les chansons.
Une solide offrande, qui démontre que Welch poursuit son ascension.