Flaming Lips à Expo Québec: une poignée de spectateurs

Était-ce le temps incertain? Le fait qu'il s'agissait de leur premier spectacle à Québec en 31 ans de carrière? Un manque de promotion? Ou peut-être qu'Expo Québec n'était pas la scène idéale pour les Flaming Lips, le groupe alternatif expérimental complètement éclaté qui s'est produit vendredi devant une poignée de spectateurs sur les terrains d'Expo Cité.
Malgré tout, le chanteur et guitariste Wayne Coyne et sa bande ont fait comme s'il y avait foule, déployant tout leur arsenal de lumières, de costumes à paillettes et de confettis, sans oublier les champignons géants et les autres personnages psychédéliques qui dansaient sur scène au son de la musique du groupe de l'Oklahoma.
«Nous sommes The Flaming Lips depuis 1983. Nous avons joué dans des milliers de villes partout dans le monde et nous sommes très heureux de jouer enfin à Québec!» a d'entrée de jeu lancé Coyne avant de démarrer le spectacle avec The Abandoned Hospital Ship et She Don't Use Jelly, leur unique titre à percer le Billboard Hot 100.
Le groupe a eu beau livrer une performance solide sans anicroche, Coyne avait de la difficulté à faire participer une foule si peu nombreuse, lançant régulièrement des «Come on! Come on!» durant sa prestation. «Allez, allez! C'est vendredi soir!» a-t-il d'ailleurs plaidé juste avant d'entamer Race for the Prize.
Tout cela n'a cependant pas empêché le chanteur de se faire plaisir et, comme le veut la tradition, d'aller faire une ballade dans sa fameuse bulle géante que ses fans promenaient un peu partout au bout de leurs bras durant Vein of Stars.
Après avoir amorcé le programme avec leurs pièces plutôt planantes, les Lips ont terminé avec des titres plus décapants comme Look... the Sun is Rising, The W.A.N.D. et A Spoonful Weighs a Ton, gardant pour le rappel Do You Realize?? et la reprise de Lucy in the Sky with Diamonds des Beatles, qu'ils interpréteront en duo avec Miley Cyrus sur leur prochain album.
Le Trouble
C'est le groupe montréalais Le Trouble qui avait lancé la soirée, avec à sa tête l'Australien Michael Mooney, qui a d'ailleurs dès le départ annoncé qu'il était depuis 10 ans un fan fini des Flaming Lips.
Malgré son nom francophone, Le Trouble propose un rock alternatif en anglais bien léché mené par la voix de falsetto de Mooney, bien appuyé par les guitares de Bao Khanh N'Guyen et Maxime Veilleux.
Dommage que le quintette ait aussi dû se produire devant un parterre presque vide, car sa brève performance en valait la peine. On aimerait bien les revoir dans la capitale sur une scène plus conviviale, Le Cercle par exemple.