Les 60 000 premiers bracelets du Festival d'été de Québec seront mis sur le marché dès midi le 12 avril.

Festival d'été: une entreprise de Québec mise sur le partage de laissez-passer

Une petite entreprise de Québec, Shareapass.com, vient de lancer une plateforme web de partage de laissez-passer d'événements et souhaite la tester lors du prochain Festival d'été de Québec (FEQ).
«Nous avons déjà eu une rencontre avec le FEQ à ce sujet», a déclaré au Soleil Jonathan Parent, fondateur de Shareapass.com avec son associé Francis Bédard. Le Festival n'est cependant pas certain de vouloir embarquer dans l'aventure.«On n'est pas rendu à dire si ça pourrait nous intéresser. Le laissez-passer est déjà transférable et il en reste encore, même si nos ventes vont mieux que l'année passée à la même date», a commenté la porte-parole du FEQ, Rachel Dupuis.
Shareapass a déjà été testé à petite échelle lors du rassemblement Web à Québec (WAQ), organisé par Québec Numérique, dont Jonathan Parent est le directeur général. Les promoteurs souhaitent maintenant démontrer que leur plateforme peut fonctionner pour un événement de grande envergure comme le FEQ.
Inédit
«J'ai eu cette idée l'an passé en voyant des gens sur mon profil Facebook offrir leurs laissez-passer pour certains soirs du Festival d'été. De plus, je n'ai pas trouvé de système semblable ailleurs dans la niche précise des événements», explique l'homme d'affaires.
Sans dire que l'initiative de Shareapass le dérange, le FEQ indique que la plateforme est tellement nouvelle qu'il est difficile d'évaluer ce qu'elle implique en terme de risques. «Est-ce que ça fonctionne beaucoup? Est-ce que les gens sont satisfaits? Est-ce que c'est simple d'utilisation? Nous n'avons pas de réponse», commente Rachel Dupuis.
Qu'importe, Shareapass a tout de même l'intention de rendre sa plateforme disponible aux festivaliers. «On va le faire même si on n'est pas associés au FEQ. La différence sera qu'on n'utilisera pas leur système de communication et qu'on s'arrangera pour avoir un lieu qui servira au prêt de laissez-passer», souligne Jonathan Parent.
Système simple
Le système est simple: les gens affichent leur laissez-passer sur la plateforme de Shareapass.com. Le vendeur remettra automatiquement 7% du prix de vente à Shareapass et l'acheteur paiera aussi un surplus de 7% qui sera également versé à l'entreprise.
«Présentement, nous offrons un service de consigne en assurant la gestion sur place des laissez-passer, mais le but ultime serait de permettre aux échanges de se faire en personne et de ne servir que de plateforme pour mettre les gens en contact», explique Jonathan Parent. Si jamais un utilisateur ne ramenait pas le laissez-passerprêté à son propriétaire, Shareapass s'engage même à le rembourser ou à lui en trouver un autre.
Pas de la revente
M. Parent l'avoue, le plus grand défi de son entreprise est de convaincre les organisations qu'elle n'est pas un site de revente. «C'est pour ça que nous limitons le prix du partage à la valeur du prix régulier, donc par exemple 78 $ pour un laissez-passer du FEQ. Bien sûr, une personne pourrait le prêter plusieurs soirs à un prix maximal de 78 $ par soir, mais nous estimons que cette réglementation éloignera les revendeurs.»
Les instigateurs de Shareapass.com estiment que les événements comme le FEQ ont avantage à collaborer avec eux. «On pourrait partager les bénéfices jusqu'à 50%. Les organisations ont avantage à contrôler ce marché secondaire parce que, de toute façon, les gens le font déjà via Facebook ou Kijiji et les événements n'en tirent pas un sou.»
Après le FEQ, Jonathan Parent et Francis Bédard ont déjà entrepris des démarches afin de proposer leur système au groupe evenko, pour le festival Osheaga, et au festival torontois North by Northeast.