Le Festival d'été de Québec serait l'événement de l'année sur la scène culturelle à Québec.

FEQ: la programmation bouclée à 75 %

À près de trois semaines du dévoilement officiel de sa programmation, le Festival d'été de Québec (FEQ) a bouclé 75 % des cases à remplir en vue de sa prochaine édition. Seulement quatre ou cinq artistes restent à trouver pour les scènes majeures que sont les plaines d'Abraham, le Parc de la francophonie et l'Impérial.
«Il me reste environ une cinquantaine de spectacles à attacher sur un total de 200 et je dirais que pour 40 % de ces spectacles, les dossiers sont très avancés. Pour ce qui est des têtes d'affiche, c'est pratiquement terminé», affirme le directeur de la programmation du FEQ, Louis Bellevance, de retour de cinq jours passés au festival texan South By Southwest.
Le périple a d'ailleurs été payant pour le FEQ. «Normalement, ce n'est pas un endroit où on va signer de gros artistes, mais cette année, il y avait le iTunes Festival à Austin au même moment, alors ça devenait très intéressant. J'ai fait trois ou quatre deals très importants, je peux te dire que j'ai réglé des headliners des Plaines cette semaine», a confirmé Bellavance, se gardant toutefois bien de révéler les noms de ses plus récentes prises.
Possibles et impossibles
Parmi les artistes présents au iTunes Festival, on retrouvait Coldplay, que le FEQ tente d'attirer à Québec depuis plusieurs années, les pionniers du grunge Soundgarden, les rappeurs Kendrick Lamar et Pitbull et les jeunes sensations du rock alternatif américain Imagine Dragons. Exception faite de ces derniers, tous auraient dans leur horaire la possibilité de se produire à Québec du 3 au 13 juillet.
S'il n'a pas souhaité lever le voile sur la programmation 2014, Louis Bellavance a cependant confirmé que certains artistes ne seraient pas de la partie. «Par exemple, Pearl Jam, un dossier sur lequel nous travaillons depuis l'an passé, ils n'avaient aucune ouverture possible pour nos dates. Mötley Crüe, dont c'est la tournée d'adieu, c'est la même chose: je crois qu'ils jouent quelque part à chaque soir du 3 au 13.»
Idem pour la chanteuse folk Lucinda William, dont il a pu apprécier la performance à South By Southwest. «J'aurais aimé la signer, car je suis un fan, mais ça n'a pas marché», laisse-t-il tomber.
Déjà 2015
Le directeur de la programmation du FEQ avoue d'ailleurs qu'il préparait autant l'édition 2014 que celle de l'an prochain lors de son plus récent voyage. «C'est quelque chose de nouveau. Je n'ai jamais eu autant de dossiers en cours pour l'an prochain. Là, j'ai des dossiers de Plaines qui sont très actifs pour 2015. C'est une nouvelle réalité où les cycles de programmation sont toujours devancés.»
Ainsi, Louis Bellavance indique qu'il a assisté aux spectacles d'une quinzaine d'artistes qu'il avait déjà signés cette année.
«L'idée est de les voir à l'oeuvre, parfois de finaliser des dossiers ou même de changer leur case dans la programmation selon ce qu'on a vu. Un artiste peut changer de scène ou un artiste de première partie peut devenir le spectacle principal.»
Finalement, M. Bellavance souligne qu'il dispose sensiblement du même budget que l'an dernier, mais que la dépréciation du huard par rapport à la devise américaine lui enlève un peu de marge de manoeuvre.
«Ce n'est pas tout le budget qui est concerné, mais je dépense plusieurs millions de dollars en argent US, et le taux de change représente un handicap d'environ 10 % en 2014.»