Explosion dans la réserve faunique : une fausse manoeuvre mise en cause

Une fausse manoeuvre serait à l'origine de l'accident qui a causé l'explosion d'un camion-citerne et la fermeture complète de la route 175 dans la nuit de mercredi à jeudi.
La déflagration s'est produite peu avant 18h mercredi au moment où un train routier a dépassé sur la voie de droite une déneigeuse qui roulait sur la voie de gauche en direction nord à la hauteur du kilomètre 110, peu avant l'Étape.
René-Claude Girard, propriétaire de la seule station-service de la réserve faunique, s'est rendu dans les premiers instants. «Le feu était très intense. Il a même brûlé les fils électriques qui passent à cet endroit, et nous avons perdu l'électricité», raconte-t-il. Heureusement, son commerce est muni d'une génératrice lui permettant de dépanner les automobilistes coincés.
 Le feu a brûlé jusqu'à 2h30, laissant partir en fumée 25 000 litres de carburant. Les pompiers de Québec appelés sur place ont déployé un camion-pompe, un camion-citerne et une unité en matières dangereuses. Ils ont quitté les lieux à 6h30, jeudi.
Dans les faits, ils ne pouvaient s'approcher de l'incendie, arrivés près de deux heures après son déclenchement. Ils ont laissé brûler la citerne plusieurs heures avant d'attaquer, explique Annie Marmen, porte-parole du service des incendies. À l'instant où le feu dans la première citerne perdait en intensité, les flammes menaçaient de plus en plus le contenu de la seconde citerne. 
Les pompiers ont choisi ce moment précis pour arroser d'eau le réservoir qui risquait de s'enflammer comme le premier. «Ils ont jugé qu'ils avaient suffisamment d'eau pour l'éteindre. Ça a vraiment fait la différence», souligne Mme Marmen. L'arrosage a empêché le sinistre de se poursuivre pendant encore plusieurs heures.
Possible contact
La Sûreté du Québec avance l'hypothèse que les deux véhicules seraient entrés en contact lors du dépassement, annonce pour sa part la sergente Ann Mathieu. Une brèche se serait alors créée dans le réservoir, qui a explosé. Le chauffeur du camion a subi de graves brûlures, mais sa vie n'est pas en danger. Il a été admis à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, qui dispose d'une unité de soins pour les grands brûlés.
Les automobilistes roulaient par convoi en alternance une bonne partie de la nuit et dans la journée de jeudi. La circulation est revenue à la normale en après-midi.