Selon le candidat du DVQ à la mairie, Yonnel Bonaventure, la densification souhaitée à D'Estimauville peut se transposer à d'autres secteurs de la ville.

Étalement urbain: le Défi vert dénonce les plans du maire

Le Défi vert de Québec (DVQ) condamne l'intention de l'administration Labeaume de gruger la ceinture verte de la ville pour mettre fin, en partie, à la pénurie de terrains domiciliaires. Le parti environnemental propose plutôt d'axer les efforts uniquement sur la densification urbaine.
«Des fois, on ne comprend pas très bien le maire. De temps en temps, il parle de densifier la ville, comme le projet de D'Estimauville, et là, il veut développer le territoire agroforestier.»
Le candidat du DVQ à la mairie, Yonnel Bonaventure, fait référence à la proposition faite lundi au conseil municipal, qui cible cinq endroits pour étendre le périmètre d'urbanisation de la ville. Les questions pressantes de l'opposition ont fait repousser le dossier à une autre séance. Québec cherche à ajouter 1600  nouveaux terrains. Elle évalue la demande à 15  000 maisons d'ici  2021. Or, il ne reste que 7000  terrains. En ajoutant 1600  espaces, il y a encore un déficit de 6400  lots à trouver.
Selon M. Bonaventure, la densification souhaitée à D'Estimauville peut se transposer à d'autres secteurs de la ville. «Pourquoi ne pas le faire dans Saint-Roch, dans Saint-Sauveur ou même dans Saint-Sacrement? Une des solutions est de mettre les stationnements sous terre. Il faut aussi construire les maisons avec un ou deux étages de plus, sans que ça soit de grandes tours. Ce sont des choses qui se font dans d'autres villes.» Il insiste aussi sur le fait de devoir mixer la population pour ne pas créer des ghettos de gens riches comme de gens pauvres.
«On ne veut plus étaler [les habitations] parce que ça coûte cher en infrastructures routières et en essence. Plus on étale et plus les gens doivent prendre leur automobile pour se rendre d'un endroit à l'autre. Regardez ce qui va arriver lorsque sera construite la route entre le Lac-Saint-Charles et Val-Bélair. Des promoteurs seront intéressés à y construire des résidences. Prenez l'exemple du prolongement de l'autoroute Robert-Bourassa. C'est ce qui s'est passé.»