Guy Caron

Est-du-Québec: Guy Caron, le survivant orange de la vague rouge

Alors que Guy Caron est ressorti victorieux dans Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques pour un deuxième mandat, tous ses frères d'armes dans l'Est-du-Québec sont tombés au combat. Des trois circonscriptions, le député néo-démocrate est le seul survivant de la vague rouge.
Pour trouver l'un des siens, il faut aller aussi loin que dans la circonscription de Jonquière, où la néo-démocrate Karine Trudel a été réélue.
Guy Caron se retrouve fin seul. Ses collègues Philip Toone dans Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et François Lapointe dans Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup ont été battus. «C'est décevant et difficile de voir autant d'excellents députés, avec qui j'ai travaillé pendant quatre ans, être défaits malgré le travail qu'ils ont fait sur le terrain, se désole-t-il. Ça a été très surprenant. J'ai pas eu l'occasion de m'entretenir avec ces deux ex-collègues jusqu'à maintenant, mais je veux le faire dès que possible pour pouvoir en discuter avec eux et leur dire combien j'ai été fier de travailler avec eux.»
Bon joueur
Le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques a décidé d'être bon joueur. Il prévoit déjà aller à la rencontre des deux nouveaux députés libéraux des circonscriptions à l'est de la sienne. «Les enjeux sont souvent les mêmes, estime
M. Caron. Les préoccupations sont souvent similaires. Je n'ai aucun doute qu'ils ont la région à coeur, comme je l'ai également. C'est dans cet état d'esprit que Jack Layton disait toujours qu'il fallait travailler. Au bout du compte, on a beau évoluer pour nos partis politiques, mais on est au service des citoyens.»
Malgré la déception, Guy Caron fait contre mauvaise fortune bon coeur. Il ne s'en fait pas trop d'être isolé. «On a réussi à avoir une représentation dans plusieurs régions du Québec, fait-il valoir. C'est pas uniquement concentré dans un noyau, un peu comme les conservateurs le sont à Québec et Chaudière-Appalaches. Dans ce sens-là, ça nous donne une visibilité qui est intéressante.» Il se console en se disant qu'après les élections générales de 2011 où 103 députés néo-démocrates avaient été élus, ce dernier suffrage représente la meilleure performance du parti avec 44 sièges.