Le candidat péquiste dans Vanier-Les Rivières, Marc Dean

Équipe Québec de hockey: l'idée survit au PQ

Des candidats du Parti québécois (PQ) férus de hockey feront tout pour mettre sur patins une équipe fleurdelisée contre le Canada dans les championnats du monde. Peu importe le refus catégorique de la Fédération internationale de hockey sur glace.
Marc Dean est un inconditionnel du hockey. Candidat péquiste dans Vanier-Les Rivières, il assure que les mordus de rondelle et lui ne mettront pas sur la glace l'idée d'une équipe regroupant les vedettes de la province. Même si le Québec ne devient pas un pays indépendant.
«S'il y a une volonté politique d'aller chercher une participation du Québec à la Fédération internationale de hockey sur glace, les règlements peuvent toujours se changer», relativise Marc Dean. «La Fédération internationale de football a permis à l'Écosse, au pays de Galles et à l'Angleterre d'avoir trois équipes distinctes même s'ils viennent du même pays qu'est le Royaume-Uni. Je ne reculerais pas avec l'idée en fonction d'une porte qui a été fermée une première fois. Il y a toujours moyen de faire bouger.»
Le Soleil rapportait samedi les propos de la Fédération internationale de hockey sur glace, pour qui seuls les pays indépendants sont autorisés à prendre part aux compétitions. Les joueurs québécois ayant joué précédemment pour le Canada seraient également bannis d'une Équipe Québec pendant quatre ans.
«Toutes ces fédérations-là, leurs réglementations évoluent avec le temps. Elles se réunissent en congrès, et c'est là que tous les membres décident de modifier ou non leurs statuts et règlements, riposte le candidat péquiste. Si on arrivait avec un bon dossier...»
Et le nerf de la guerre sera financier, soutient-il. «Il s'établirait une rivalité Québec-Canada dans la Fédération qui ne serait pas longue à créer. Et comme c'est toujours des histoires de gros sous, c'est sûr que les cotes d'écoute au Canada d'un match Québec-Canada, ça ferait saliver pas mal de gens d'affaires!»
Marc Dean, le fils de l'ancien ministre péquiste Robert Dean, sait fort bien que sa chef Pauline Marois a tempéré le désir de certains de voir une Équipe Québec. Samedi, la chef du Parti québécois évoquait l'envoi de joueurs bantam ou midget dans les tournois internationaux. Pas de professionnels.
«Mme Marois n'était pas nécessairement la meilleure pour défendre cette idée-là. Ce n'est pas quelqu'un qui s'y connaît beaucoup en hockey», laisse-t-il entendre sans méchanceté. «Sa perception de l'engagement est peut-être différente. Ce qu'elle avait en tête, ce sont les tournois jeunesse. Mais nous autres, c'est sûr que ce qu'on avait en tête, ce sont aussi les tournois de plus haut calibre. Les tournois juniors, mais aussi les tournois de niveau professionnel.»
Advenant une prise du pouvoir, des députés du PQ mousseront donc l'idée d'une Équipe Québec? «J'en suis convaincu. On est quelques-uns à être des fans finis de hockey», résume le candidat Marc Dean.