Pour financer les études postsecondaires d'un enfant, on serait fou de ne pas profiter des avantages du REEE, selon David Cloutier, directeur régional du bureau de Québec Rive-Sud pour le Groupe Investors.

Épargne: miser sur la scolarité!

Vous souhaitez contribuer à financer les études postsecondaires de vos enfants, de votre petit-fils, de votre filleule ou du bébé de vos meilleurs amis? Cotiser à un Régime enregistré d'épargne-études (REEE) est l'option tout indiquée pour permettre à votre protégé(e) de réaliser ses rêves.
Mettre de l'argent de côté pour l'avenir d'un enfant, c'est une bonne idée, mais ce n'est pas optimisé, indique David Cloutier, directeur régional du bureau de Québec Rive-Sud pour le Groupe Investors. En déposant l'argent dans un REEE, les gouvernements fédéral et provincial versent alors des subventions dont «on serait fou de ne pas profiter», souligne M. Cloutier.
La Subvention canadienne pour l'épargne-études (SCEE) fournit une contribution équivalente à 20 % de celle du souscripteur (celui qui cotise au régime), jusqu'à un maximum de 7200 $.
Au Québec, l'Incitatif québécois pour l'épargne-études (IQEE) offre une subvention correspondant à 10 % du montant cotisé, pour un maximum de 3600 $.
Les ménages à faible revenu ont également droit au Bon d'études canadien (BEC), qui fournit une contribution de 500 $ dès l'ouverture du régime, puis de 100 $ par an durant 15 ans, pour un maximum de 2000 $.
Spécificités
Pour bénéficier à 100 % des subventions, il faut contribuer à hauteur de 2500 $ par an. Le souscripteur ne bénéficie pas d'une réduction d'impôt au moment de cotiser, mais les sommes s'accumulent à l'abri de l'impôt. Les sommes déposées dans le REEE ne seront pas imposables au moment d'être retirées par le bénéficiaire.
Les banques, les caisses et des fournisseurs de plans de bourses d'études, de même que certains courtiers, peuvent offrir des REEE. Avant d'adhérer au régime, il importe de bien déterminer ses besoins.
Par exemple, selon le type de REEE choisi, il sera possible de procéder à un «roulement» au prochain enfant si celui à qui était destiné l'argent décide de ne pas poursuivre des études postsecondaires, explique David Cloutier.
Si l'argent investi n'est pas utilisé pour les études du ou des bénéficiaires, «le capital et le rendement généré sont récupérés, mais pas les subventions gouvernementales. Il est ultimement possible d'effectuer un roulement au REER», précise M. Cloutier. Donc, peu importe le choix que fera l'enfant dans le futur, l'argent cotisé n'est jamais perdu.
Parmi les éléments à considérer avant de cotiser, il y a notamment les établissements et les programmes d'études admissibles, car certains régimes ont des conditions d'admissibilité plus sévères que d'autres. Aussi, y a-t-il des frais à l'ouverture du régime, une cotisation minimale initiale à verser?
Quelle est la flexibilité du régime? Est-ce possible de faire les cotisations désirées ou sont-elles fixées? Et la durée du contrat?
Quels sont les types de placements qui seront effectués avec l'argent cotisé? Les risques? Est-ce possible de retirer son argent en cas de besoin?
Est-ce possible de changer de régime? Si oui, à quelles conditions? Il ne faut pas hésiter à magasiner et à comparer les différentes options offertes.
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Types de REEE
Régime individuel
Comme son nom l'indique, il ne peut pas y avoir plus d'un bénéficiaire pour ce régime. Le souscripteur n'a pas nécessairement de lien de sang avec le bénéficiaire ou n'est pas nécessairement un parent adoptif.
Régime collectif
Il ne peut pas y avoir plus d'un bénéficiaire pour ce régime. Le souscripteur n'a pas nécessairement de lien de sang avec le bénéficiaire ou n'est pas nécessairement un parent adoptif. Chaque régime a ses propres règles : un contrat détermine le montant et la fréquence des cotisations à faire au régime.
Régime familial
C'est le seul qui permet de nommer plusieurs bénéficiaires. Le souscripteur est obligatoirement une personne qui a un lien de sang avec le bénéficiaire ou qui est le parent adoptif de celui-ci. Si un des enfants ne poursuit pas ses études postsecondaires, les subventions peuvent généralement être conservées au régime pour un autre enfant de la famille.