Le Revenu social universel garanti, réclamé depuis quelques années, prendrait la forme d'une allocation versée à tous les Québécois majeurs, leur permettant de vivre au-delà du seuil de pauvreté.

Épargne: investir, oui... mais où?

Vous voulez économiser pour vos vieux jours? Différentes stratégies d'épargne et d'investissement vous sont offertes par les institutions financières. Comment choisir celle qui saura répondre à vos besoins futurs et présents? Car oui, épargner est nécessaire pour la retraite, mais vous devez le faire en fonction de votre budget du moment. Clément Gignac, ancien ministre libéral du Développement économique et économiste en chef d'Industrielle Alliance, et Carl Yergeau, analyste en planification financière avancée chez Industrielle Alliance, dévoilent certaines stratégies d'épargne en fonction de votre revenu, mais aussi selon vos plans d'avenir.
La bourse
«Pour personne majeure et vaccinée»
La Bourse est avant tout un instrument financier lié à un investissement. Elle vous permettra à moyen et à long terme de faire un profit intéressant sur le montant initial investi. Elle s'adresse à tout travailleur, peu importe le revenu, avec un salaire fixe. Ce moyen d'épargne est moins conseillé aux étudiants à cause de leur situation financière souvent précaire, soit beaucoup de dettes et peu de revenus, ni aux travailleurs autonomes, en raison de l'instabilité de leur portefeuille.
La Bourse est un «actif à long terme et personne n'est capable de prédire ce qu'elle va faire dans les prochains mois ou dans la prochaine année», soutient M. Gignac. «C'est surtout pour personnes majeures et vaccinées», plus stables financièrement.
«Avec des taux d'intérêt vraiment très faibles sur les dépôts à terme versus le taux d'inflation, quand on se prépare pour la retraite, on n'a pas le choix de prendre quelques risques avec la Bourse, sinon on va faire du surplace», explique M. Yergeau. La Bourse, c'est «principalement des actions, mais il y a aussi un marché secondaire au niveau des obligations, des produits dérivés... Ces différents instruments financiers qui servent à capitaliser les entreprises.»
Avant d'investir en Bourse, il faut connaître le profil de risque de la personne et son horizon temporel. Il sera ainsi plus facile de savoir dans quelle proportion camper ses positions sur le marché boursier.Une personne possédant un revenu instable ne misera généralement pas sur des actions à haut risque. Un travailleur autonome peut utiliser le marché boursier pour épargner, mais il doit le faire avec des placements à risque faible.
Fonds de travailleurs (CSN, FTQ...)
«Très intéressant, mais...»
Du moment qu'on a un revenu, et ce, peu importe l'âge, on peut cotiser dans un fonds de travailleurs. Cependant, les places sont limitées. Il faut s'y prendre tôt!  
«Les Fonds de travailleurs sont des produits très intéressants, principalement pour le taux de crédits d'impôt», estime M. Yergeau. «Par contre, côté rendement, on peut faire mieux. Le rendement à long terme est moins compétitif que l'espérance de rendement général qu'on peut avoir sur le marché boursier.»
«Le problème avec les fonds de travailleurs est au niveau des restrictions pour les retraits. Pour retirer de l'argent, il faut répondre à certaines conditions.
Par exemple, lors d'un RAP (régime d'accession à la propriété) pour une première maison, tu veux retirer tes REER, il faudra alors retirer tous tes REER des autres institutions financières avant de pouvoir toucher à ceux de la FTQ, ajoute l'expert de la finance.»
L'immobilier
Fiable, à certaines conditions
L'immobilier est une stratégie d'investissement un peu comme la Bourse. «Elle s'est très bien comportée que ce soit dans les 10 dernières années ou les 30 dernières. Il faut garder à l'esprit qu'il y a un phénomène de réduction de l'inflation avec une réduction importante des taux d'intérêt», souligne M. Gignac.
La réduction importante des taux d'intérêt a offert à beaucoup de personnes la possibilité d'avoir accès à l'immobilier. «Lorsqu'on commencera à voir des hausses des taux d'intérêt, l'immobilier va se comporter autrement», ajoute M. Gignac. «À long terme, l'immobilier reste une excellente classe d'actif. Sur un horizon de 10, 20 ou 30 ans. Mais si vous achetez avec l'optique de vendre dans trois ou cinq ans plus élevé, faites attention, car le marché peut changer... et vous aurez des surprises.»
«Il est préférable de ne pas juste miser sur l'immobilier pour la retraite et d'avoir en complément un fonds de pension, un REER ou un CELI», conclut M. Yergeau.
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Où  placer son épargne en 2014?
La stratégie «magique» n'existe pas! Il n'y a aucune recette meilleure qu'une autre. C'est plutôt en fonction de votre budget et de votre situation financière qu'un conseiller déterminera une stratégie d'épargne pour vous. La bourse? Impossible de prédire la variation des actions, on peut anticiper, mais... il n'a aucune garantie à 100 %. L'immobilier? On n'est jamais à l'abri d'une hausse des taux hypothécaires.  «Personne ne possède une boule de cristal qui dit l'avenir», soutient Clément Gignac, ancien ministre libéral du Développement économique et économiste en chef d'Industrielle Alliance. «Il y a tellement de choses qui peuvent se produire en un an. En moyenne, une année sur cinq la bourse affiche des rendements négatifs... C'est impossible de dire que l'étudiant devrait investir dans ceci, le travailleur dans cela et le retraité dans ça». La meilleure solution est de prendre rendez-vous avec votre conseiller et il pourra discuter des produits avec vous.