Le leader parlementaire du PQ Stéphane Bédard s'est montré contrarié quand un journaliste lui a demandé s'il ne donnait pas l'impression de «larguer» sa candidate dans Viau, Tania Longpré, en obligeant  les élus à se présenter à l'Assemblée nationale plutôt que de faire acte de présence dans la circonscription montréalaise.

Entente alléguée avec la FTQ : Marois n'a pas à s'expliquer davantage, soutient Bédard

Pauline Marois n'a pas à ajouter quoi que ce soit après avoir déclaré qu'il n'y a eu jamais d'entente secrète entre la FTQ, des «amis du PQ» et le mari de la première ministre, Claude Blanchet, soutient Stéphane Bédard. M. Blanchet n'a pas non plus à s'expliquer, poursuit le leader parlementaire du Parti québécois (PQ).
M. Bédard a tenu à répliquer à Lise Thériault, mercredi. Plus tôt, la députée libérale a dénoncé «la proximité incroyable», selon elle, entre d'ex-dirigeants de la FTQ, la chef de l'opposition de l'époque, Mme Marois, et son mari, proximité que suggère une écoute électronique divulguée à la commission Charbonneau.
Pour Stéphane Bédard, «personne ne peut mettre en doute» Mme Marois, qui a nié, depuis Davos, en Suisse, qu'il n'y a jamais eu de deal pour empêcher la tenue de ce qui est devenu la commission Charbonneau. «C'est sa parole» que nul ne mettra en doute, a-t-il lancé.
Même si les reproches viennent aussi de la Coalition avenir Québec, le ministre Bédard n'a attaqué que les libéraux. Il a affirmé que le Parti libéral du Québec (PLQ) se sert de la commission Charbonneau pour faire «une diversion évidente» sur ses difficultés à arrêter «des positions sur quoi que ce soit», y compris la charte de la laïcité.
Surtout, «où j'ai le haut-le-coeur, c'est quand j'entends Mme Thériault venir ici et parler d'éthique». S'il y a une formation qui a foulé au pied cette notion, c'est le Parti libéral du Québec que dirige Philippe Couillard, a clamé Stéphane Bédard.
Il a affirmé que, sous le règne du libéral Jean Charest, les «scandales» se sont empilés pendant 10 ans. M. Bédard a notamment énuméré le dossier des garderies, qui a entraîné la démission de Tony Tomassi, l'affaire des compteurs d'eau à Montréal et «des donateurs libéraux», mais aussi le départ de Philippe Couillard du gouvernement Charest après d'être négocié une place dans le privé.