En visite dans un centre de formation de Trois-Rivières, Philippe Couillard a indiqué qu'il n'a pas l'intention de revoir le mode de nomination des mandarins de la fonction publique et des sociétés d'État.

Engagements libéraux: l'emploi avant la baisse du chômage

Philippe Couillard promet toujours que 250 000 emplois en cinq ans seraient créés sous un gouvernement libéral qu'il dirigerait. Mais il n'a aucun objectif à donner pour ce qui est d'une baisse du chômage... s'il y en a une.
En point de presse mardi à Trois-Rivières, M. Couillard a soutenu qu'aucun économiste ne peut avancer une telle prédiction. «Il y a tellement de variations dans la population active, à cause de la démographie, qu'une baisse apparente du taux de chômage peut receler une chute de l'emploi. C'est le taux d'emploi et le nombre d'emplois nets qui comptent.»
Cela n'a pas empêché son candidat dans Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, de s'engager à couper de moitié le taux de chômage qui afflige son coin de pays. Ce niveau oscille entre 8 % et 10 %, en Mauricie. M. Girard a promis de tout mettre en oeuvre pour le ramener au seuil du plein emploi, entre 3 % et 4 %. Au Québec, seule Québec affiche 4,6 %.
Le chef libéral a profité de sa visite dans un garage-école pour dévoiler une nouvelle formule pour la formation professionnelle des jeunes. Elle est importée d'Allemagne et repose sur un enseignement dont les deux tiers des heures de cours se passent sur le plancher des entreprises.
Philippe Couillard a rappelé les pénuries sévères de main-d'oeuvre qui nous attendent. Il a incité les parents à encourager leurs enfants qui décident d'emprunter cette voie vers le marché du travail.
Une bonne partie du point de presse a cependant porté sur les universités. Après avoir promis de maintenir la politique péquiste de l'indexation des droits de scolarité, M. Couillard s'est engagé à ramener le coût de l'inscription à l'université des étudiants au niveau de ce que payent les inscrits provenant des autres provinces, une différence de 10 000 $.