Pauline Marois

Engagements électoraux de 2012: une note de 51 % pour le PQ

Le gouvernement sortant de Pauline Marois a réalisé, en tout ou en partie, 51 % de ses engagements de la dernière campagne électorale. C'est sa note finale.
Voilà ce que vient d'inscrire, dans son outil d'évaluation baptisé Polimètre Marois, l'équipe Poltext du Centre d'analyse des politiques publiques de l'Université Laval.
La dissolution prématurée de l'Assemblée nationale, mercredi, a fait glisser le score escompté de quelques points de pourcentage.
La précédente analyse du Centre indiquait que 56 % des 113 promesses du Parti québécois, faites lors de la campagne électorale d'août et de septembre 2012, étaient «réalisées ou en voie de l'être». Dans cette dernière mise à jour, les engagements qui étaient jugés «en suspens» ou «en voie de réalisation» sont devenus, ipso facto, des «promesses rompues», du fait de la dissolution.
Six projets de loi récemment morts au feuilleton parlementaire ont dû être déclassés, explique François Pétry, directeur du Département de sciences politiques de l'Université Laval et responsable du Polimètre.
Il cite notamment ceux sur les soins de fin de vie, sur le moratoire concernant l'exploration des gaz de schiste, la charte de la laïcité, ainsi que celui portant sur les cours de francisation pour les nouveaux Québécois ne connaissant pas le français.
Après analyse plus poussée, l'équipe Poltext a également reclassé l'engagement portant sur «la 2e et la 3e transformation» du bois et des minerais dans le chapitre «rompu». Elle l'avait d'abord et successivement inscrit dans les catégories «en voie de réalisation» et «en suspens».
L'impact de la minorité
Le groupe constate que la situation de gouvernement minoritaire de l'équipe ministérielle sortante a évidemment pesé sur son résultat final de 51 %. Il distribue cependant les torts.«Les partis d'opposition ont effectivement joué sur le fait que le gouvernement était minoritaire pour bloquer la réalisation de certains projets de loi», écrit-il.
Mais «le gouvernement a aussi renoncé de lui-même à faire adopter d'autres projets de loi parce qu'il n'a pas voulu faire les compromis que les partis d'opposition demandaient. Ce fut le cas des lois mortes au feuilleton du fait que Pauline Marois a demandé la dissolution de l'Assemblée nationale», juge-t-il.
Un nouveau Polimètre sera mis en place lors de la prochaine rentrée parlementaire. Celle-ci est envisagée pour le mois de mai.