Green Party leader, Elizabeth May, is recorded by a smart phone to be uploaded to Twitter as she live-tweets to leaders during the Globe and Mail leaders' debate, in Victoria, B.C., on Thursday, September 17, 2015. Providing a real-time 30-second or less Tweet during the debate. THE CANADIAN PRESS/Chad Hipolito

Elizabeth May «horrifiée» par la position de Gilles Duceppe sur le niqab

Elizabeth May se dit «franchement horrifiée» par la position de Gilles Duceppe sur le port du niqab, mais elle n'entend pas l'attaquer sur ce sujet au débat des chefs jeudi, préférant diriger ses salves uniquement sur Stephen Harper.
La chef du Parti vert a confié être «déçue» par M. Duceppe, un homme politique qu'elle a «toujours aimé», mais qui, à ses yeux, se livre à un jeu «dont il n'est pas digne».
Mme May en a particulièrement contre la publicité bloquiste qui s'attaque aux néo-démocrates, où l'on voit du pétrole sortir d'un pipeline puis prendre la forme d'un niqab. En table ronde mercredi à La Presse Canadienne, Mme May a dit qu'elle ne se rappelait pas avoir déjà vu une publicité politique qui l'ait à ce point horrifiée.
Le thème du port du niqab aux cérémonies de citoyenneté s'est invité dans la campagne électorale depuis le jugement de la Cour fédérale d'appel donnant raison à Zunera Ishaq, cette femme d'origine pakistanaise voulant porter le niqab à son assermentation. Les conservateurs ont annoncé qu'ils portaient ce jugement en appel et qu'ils proposeraient une législation interdisant l'assermentation à visage couvert s'ils étaient réélus le 19 octobre.
Le Bloc québécois est le seul autre parti fédéral à se ranger derrière eux. Il aimerait également pousser plus loin en interdisant aussi le vote à visage couvert.
Pour Mme May, le port du niqab n'est tout simplement pas un enjeu. Elle rappelle que le pays est en récession économique et qu'il est par ailleurs à la croisée des chemins dans le dossier des changements climatiques. Voilà les réels défis pour le Canada, croit-elle.
À la veille du débat des chefs - son dernier avant le scrutin puisqu'elle n'est invitée ni à celui du Munk Debate ni à celui du réseau TVA - elle a toutefois insisté sur le fait que c'est vers le premier ministre sortant Stephen Harper qu'elle allait diriger ses attaques.