Le PLQ de Philippe Couillard entend replacer dans la fonction publique les employés qui bénéficient d'une sécurité d'emploi et ne pas remplacer les départs à la retraite.

Éducation : Couillard veut abolir 620 postes et rétablir l'anglais intensif

Philippe Couillard veut couper 187 millions $ en cinq ans au ministère de l'Éducation en «recentrant» sa mission et en abolissant les 11 directions régionales.
Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) promet d'investir l'argent économisé dans la lutte contre le décrochage, l'amélioration du «milieu de vie» dans les écoles et le retour de l'anglais intensif en sixième année.
«Nous allons relancer le programme d'anglais intensif en sixième année», a annoncé M. Couillard lundi matin au Musée national des beaux-arts, à Québec. «Parce que c'est bon pour nos enfants», a-t-il poursuivi avec une flèche au Parti québécois, qui avait freiné ce projet initié par le gouvernement libéral de Jean Charest. «Je rejette catégoriquement le présupposé péquiste selon lequel l'ignorance de l'anglais protège le français. Quelle bêtise! Il n'y a pas un parent qui ne souhaite pas que son enfant ait accès au bilinguisme dans le monde d'aujourd'hui», a dit M. Couillard.
Pour arriver à dégager jusqu'à 187 millions $ en cinq ans, le Parti libéral abolira 500 postes administratifs en cinq ans, soit 40 %. La fermeture des directions régionales représente pour sa part 120 postes.
Le PLQ entend replacer dans la fonction publique les employés qui bénéficient d'une sécurité d'emploi et ne pas remplacer les départs à la retraite.
Pas touche aux commissions scolaires
Mais contrairement à François Legault, de la Coalition avenir Québec (CAQ), pas question pour Philippe Couillard de toucher aux commissions scolaires, qu'il estime être des «acteurs importants du développement économique régional».
Le PLQ veut aussi investir dans la lutte contre le décrochage scolaire, notamment avec l'aide aux devoirs. M. Couillard fait aussi la promesse de rendre l'environnement dans les écoles plus «sain et sécuritaire» en luttant contre l'intimidation et en misant sur les activités parascolaires et les technologies numériques.
Legault parle de «plagiat»
De son côté, le chef caquiste a vu dans la volonté de M. Couillard de réduire l'administration en éducation un deuxième plagiat de son propre programme. «C'est presque pathétique, a laissé tomber M. Legault. On a quelqu'un qui de toute évidence n'est pas préparé à être premier ministre. Il ne peut pas continuellement voler les idées des autres. On s'attend d'un leader à ce qu'il ait ses propres idées.»
Avec Simon Boivin
Retrouvailles pour le docteur
La visite d'une école primaire de Thetford Mines a donné lieu à de chaleureuses retrouvailles entre Philippe Couillard et la dernière patiente qu'il a opérée en tant que neurochirurgien avant de faire le saut en politique, à l'hiver 2003.
Gisèle Charpentier de Cowansville a tenu à venir accueillir le médecin-politicien pour le saluer. «J'espère que vous allez bien. Ç'a-tu marché, mon opération?» a lancé le chef du Parti libéral à la femme visiblement pétante de santé.
M. Couillard a par la suite visité l'école Saint-Noël pour rencontrer les membres de la direction de l'établissement à vocation internationale.
Espérons que le chef en campagne ne s'attendait pas à un bain de foule avec les élèves puisque l'école était déserte, congé pédagogique oblige!