Éric Caire, porte-parole de la CAQ en matière de transports, dénonce la décision du gouvernement péquiste d'ajouter des voies réservées quand il élargit les autoroutes.

École anglaise chez les militaires: la bureaucratie pour dissuader, accuse Éric Caire

Le candidat caquiste de la Peltrie, Éric Caire, accuse le Parti québécois (PQ) de vouloir retirer aux enfants de militaires francophones le privilège de fréquenter l'école anglaise par le biais de «tracasseries administratives», puisqu'il n'a pas pu le faire avec une loi.
Le député sortant de la circonscription où habitent de nombreuses familles de militaires dit avoir reçu plusieurs coups de fil au cours des dernières semaines de la part de parents inquiets. Ceux-ci n'ont pas retrouvé dans leur boîte aux lettres, comme c'est normalement le cas en début d'année, le formulaire d'exemption qu'ils doivent remplir pour permettre à leurs enfants de fréquenter un établissement anglophone. Or, la période d'inscription est désormais terminée.
«Au ministère, on nous dit qu'on est en révision du formulaire en question. Nous, on est en train de comprendre que le Parti québécois est en train de faire par des tracasseries administratives ce qu'il n'a pas pu faire par des modifications législatives», avance Éric Caire, qui compte faire de cet enjeu une priorité pour sa circonscription dans la présente campagne électorale.
Projet abandonné
Le projet de loi visant à abolir les écoles passerelles a été abandonné cet automne. C'est à l'intérieur de celui-ci que devait se trouver la disposition sur l'exception à la loi 101 accordée aux militaires depuis 30 ans.
Mère de trois enfants et conjointe d'un militaire, Mélanie Gauvin confirme ne pas avoir en main le document nécessaire pour inscrire sa cadette à la maternelle en anglais. Les deux aînés ont reçu l'an dernier leur exemption valide pour trois ans.
Lorsqu'elle s'est informée à l'école Everest, la direction lui a dit ne pas comprendre ce qu'il se passe et qu'elle tenterait de s'informer auprès du ministère. «Finalement, on nous a dit de ne pas utiliser l'ancien formulaire qui date de 2009», explique-t-elle.
Un lien avec la loi?
«Y a-t-il un lien avec la loi que la première ministre essayait de passer?» demande Mme Gauvin, qui se dit préoccupée pour sa fille qui pourrait ne pas fréquenter la même école que ses frères. Elle juge que l'exemption accordée aux familles de militaires est pourtant vitale. «Dès qu'on sort du Québec, il n'y a pas grand-chose de francophone», souligne la femme native du Nouveau-Brunswick.
Le vice-président de la commission scolaire Central Québec, Jean Robert, soupçonne également le Parti québécois de tenter de manoeuvrer en coulisses. «On a peur qu'ils fassent rentrer leurs idées par la porte d'en arrière», avance celui qui a également du mal à expliquer ce qu'il se passe. Il ajoute que des parents auraient aussi reçu pour la première fois des lettres leur demandant de justifier leur statut. «C'était pourtant simple avant!» s'exclame-t-il.
Au ministère de l'Éducation, le porte-parole, Bryan St-Louis, affirme que les formulaires sont toujours accessibles sur le site et que «toutes les commissions scolaires anglophones y ont donc accès». «Pour les modifications du formulaire, des travaux sont en cours, dont les orientations restent à déterminer», ajoute-t-il.