En 1981, la rue Petit-Champlain était toujours en rénovation.

Du rêve à la réalité

Nommée Meilleure rue au Canada en 2014 parl'Institut canadien des urbanistes, la rue du Petit-Champlain ne payait pas de mine il y a tout juste 40 ans. Le quartier a subi une importante cure de jeunesse qui a débuté dans les années 70.
Alors qu'une grande pauvreté étouffait le quartier du Vieux-Québec, l'homme d'affaires Gerry Paris et l'architecte Jacques de Blois décident d'acheter quelques immeubles pour les rénover. En 1982, les deux entrepreneurs veulent en acquérir davantage, mais n'ont pas les fonds nécessaires. Ils s'associent donc à la Sodicc, qui est aujourd'hui la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), en cédant 51 % des parts à l'organisme.
En 1985, les actionnaires se trouvent devant la possibilité de vendre leur parc immobilier à des investisseurs américains. Les marchands empêchent la transaction en créant une coopérative de producteurs le 25 novembre 1985. Les artisans et les marchands deviennent donc copropriétaires du parc immobilier. Ils se donnent comme mission de «maintenir, améliorer et promouvoir le quartier Petit Champlain comme produit culturel, commercial et touristique qui se distingue par l'originalité, la diversité, la prédominance de créations artistiques, la qualité et l'authenticité des produits offerts par les commerçants».
La coop compte aujourd'hui 46 commerces membres et deux partenaires. Cela comprend autant les boutiques de vêtements, les restaurants, les galeries d'art que les entreprises de divertissement comme le Théâtre Petit Champlain. Le parc immobilier qu'elle gère est composé de 27 immeubles répartis entre la rue du Petit-Champlain, le boulevard Champlain, la rue Sous-le-Fort et la rue du Cul-de-Sac.
Sources :
DE BLOIS, Jacques. Le rêve du Petit-Champlain, éditions du Septentrion, 2006
www.quartierpetitchamplain.com