Les différentes sections de Corps rebelles nous montrent en photo et en vidéo des oeuvres de danse contemporaine.

Du corps de ballet aux corps rebelles

Le Musée de la civilisation a inauguré le 11 mars l'exposition Corps rebelles, une incursion mémorable dans l'univers de la danse contemporaine. On y voit comment celle-ci, née de la danse classique il y a une centaine d'années, est un art vivant, rebelle et pluriel.
<p>Les Grands Ballets canadiens ont proposé leur version du <i>Sacre du printemps</i> de Nijinsky. </p>
Le centre de la salle est consacré à des réinterprétations marquantes du Sacre du printemps de Stravinsky et Nijinski, dont les mouvements saccadés et fougueux avaient fait scandale à la création en 1913. On y voit des images des versions ou recréations de Maurice Béjart (1959), Jean-Claude Gallotta (2011), Milicent Hodson (2008), Marie Chouinard (1993), Pina Bausch (1975), Angelin Preljocaj (2001), Heddy Maalem (2004) et Regis Obadia (2003), diffusées en simultané et parfois dédoublées sur plusieurs écrans en même temps. La structure circulaire invite au mouvement, le visiteur se laisse entraîner dans une ronde contemplative.
Cette rébellion des Ballets russes a fait entrer la danse dans une nouvelle ère, plus en accord avec l'esprit de son époque, et continue d'inspirer encore aujourd'hui. L'exposition, divisée en six entités fictives, inspirées par six oeuvres, offre un fascinant panorama du patrimoine immatériel qu'est la danse. Elle se poursuit jusqu'en février 2016.