«Nous nous sommes réconciliées depuis longtemps», a mentionné Pauline Marois, au sujet de sa recrue Martine Desjardins.

Droits de scolarité: Martine Desjardins n'a plus rien à redire

L'ex-leader étudiante Martine Desjardins n'a plus rien à redire contre l'indexation des droits de scolarité maintenant qu'elle est devenue candidate du Parti québécois.
Vendredi matin, elle s'est amenée en point de presse à Sainte-Thérèse, dans la circonscription de Groulx, dans les Laurentides, avec la ferme intention d'éviter les questions sur le redressement de la facture scolaire décrétée par le gouvernement de Pauline Marois.
Cette hausse a été décidée à l'hiver 2013, lors du Sommet sur l'enseignement supérieur. À l'époque présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, elle s'était montrée «extrêmement déçue» de l'orientation retenue par Pauline Marois.
Celle qui a été une meneuse des «carrés rouges», lors du «printemps érable» de 2012, s'est bornée à répéter que «[sa] priorité a toujours été de préserver l'accessibilité» aux études supérieures. Ce qui a été fait, a-t-elle proclamé.
Martine Desjardins a eu une réponse de politicienne lorsqu'elle s'est fait demander si elle était d'accord avec l'augmentation de la facture pour accéder à l'université que le budget du ministre Nicolas Marceau vient d'imposer. «Il faut regarder l'ensemble des mesures», a-t-elle décliné, en revenant sur l'accessibilité.
Pauline Marois s'est portée à la défense de sa recrue. «Moi, je vais répondre à cette question», a-t-elle lancé. La première ministre a fait valoir que le coût d'inscription demeure relativement bas pour des étudiants dont «les parents ne paient pas de taxes ici».
Mme Marois a fait allusion à «des différends» qu'elle avait avec Mme Desjardins, au lendemain du Sommet. «Nous nous sommes réconciliées depuis longtemps», a-t-elle mentionné.
L'ex-dirigeante de la Fédération étudiante universitaire du Québec, elle, a tenu à rappeler ceci: «Nous nous sommes battus, en 2012, contre un gouvernement [du libéral Jean Charest] qui voulait endetter les gens avec des hausses des frais de scolarité de plus de 82 %.»