Le Soleil a aussi sollicité le crayon du bédéiste de Québec Francis Desharnais (Burquette, Chroniques d'une fille indigne) pour immortaliser le passage dans la capitale de la bande de Dave Grohl.

Droit d'auteur des photographes: après les Foo Fighters, Megadeth et Zappa...

Après les Foo Fighters la semaine dernière, deux autres groupes invités au Festival d'été - la formation Megadeth et l'hommage Zappa Plays Zappa - ont imposé samedi aux photographes accrédités qui souhaitaient immortaliser leur concert de céder tous leurs droits sur leurs images. À nouveau, Le Soleil a refusé de parapher les contrats et de se plier à ces exigences, jugées trop strictes.
Datant visiblement de quelques années, l'entente soumise par la bande de Dave Mustaine réclamait des photographes qu'ils ne publient qu'une seule fois leurs clichés, avant de remettre les négatifs à l'équipe de gérance du groupe. La tête d'affiche de la soirée métal sur les plaines d'Abraham a donc été photographiée par Le Soleil de loin, à l'extérieur du site contrôlé par le Festival d'été (FEQ).
L'entourage du guitariste Dweezil Zappa, qui pilote l'hommage à son père Frank Zappa, réclamait de son côté les droits «à perpétuité» sur les photos prises au parc de la Francophonie. Les photographes devaient en outre s'engager à envoyer à l'équipe de Zappa, dans un délai de cinq jours, toutes les images captées. Dans ce cas-ci, Le Soleil a tout simplement passé son tour et a plutôt croqué le portrait de l'auteur-compositeur-interprète québécois Bernhari, qui se produisait juste avant sur la même scène.
«Un parmi d'autres»
Au FEQ, on reconnaît qu'il s'agit de la première fois qu'autant d'invités imposent des conditions aussi restrictives en ce qui a trait aux droits d'auteur des photographes. L'organisation peut tenter de faire assouplir les règles... Mais les résultats sont loin d'être garantis.
«De façon générale, on ne peut rien faire, explique la directrice des communications, Luci Tremblay. Ce sont des règles qui sont établies pour tous les spectacles qu'ils donnent à travers le monde. Quand c'est une tournée qui est en cours, on est un élément parmi d'autres. Ce n'est souvent même pas le directeur de tournée qui gère ça. C'est souvent l'agent, le gérant ou la maison de disques qui ont établi les règles avant que l'artiste ne débarque ici.»