La formation américaine Dream Theater a présenté exactement le même programme qu'à Montréal la veille et qu'à Toronto jeudi.

Dream Theater: au quart de tour!

Dream Theater a livré une performance réglée au quart de tour samedi soir au Pavillon de la Jeunesse devant une foule d'un peu plus de 2000 amateurs, moins nombreuse que lors de son dernier spectacle en 2011. Parions que beaucoup de fans avaient acheté leurs billets pour le spectacle du Centre Bell vendredi avant de savoir que le groupe metal progressif s'arrêterait aussi dans la capitale.
La formation américaine a d'ailleurs présenté exactement le même programme qu'à Montréal la veille et qu'à Toronto jeudi. Un peu particulier de la part de ceux qui avaient par le passé pris l'habitude de sortir des lapins de leur chapeau à chaque spectacle. Difficile de se plaindre toutefois quand le groupe a la générosité d'offrir trois heures de musique!
Malheureusement pour le chanteur James LaBrie, la sono n'était pas tout à fait au point en début de soirée, de sorte que la guitare de son comparse John Petrucci et la batterie de Mike Mangini enterraient carrément sa voix durant The Enemy Inside, dont on avait peine à distinguer les paroles. Quelques ajustements à la console auront heureusement permis d'améliorer rapidement cet aspect.
Le spectacle était séparé en trois parties, la première consacrée au nouveau matériel du groupe et à quelques classiques, alors que la deuxième, après un court entracte, présentait la deuxième moitié de l'album Awake, dont c'est le vingtième anniversaire cette année. Le groupe est revenu en rappel avec quatre titres tirés de Metropolis Pt. 2: Scenes from a Memory.
Trop parfaits
Il faut donner à César ce qui revient à César: Dream Theater présente un spectacle bien léché, tous les musiciens maîtrisant leur instrument à la perfection et rendant très bien les pièces fleuves de leurs différents albums. L'écran situé à l'arrière de la scène montrait d'ailleurs souvent en gros plan les doigts de Petrucci, du bassiste John Myung ou du claviériste Jordan Rudess courant habilement sur leurs armes.
Petrucci et Myung ont cependant le défaut d'être «trop» parfaits car, disons-le, s'ils sont des musiciens hors pair, ils ne sont pas les plus démonstratifs et on ne pourrait certainement pas dire qu'ils brûlent les planches.
Heureusement que LaBrie se charge de mettre un peu de vie en arpentant la scène de gauche à droite et que Rudess, avec son crâne rasé et sa longue barbiche blanche, est descendu de son piédestal pour aller s'amuser devant le public avec sa keytar, un synthé qui se porte comme une guitare.
À sa deuxième tournée depuis qu'il a remplacé le légendaire Mike Portnoy, le batteur Mike Mangini semblait vraiment à l'aise dans son antre. Il a d'ailleurs fait une belle démonstration de son savoir-faire avec un long solo durant la pièce Enigma Machine.