Le matin du 2 février, les policiers de la Sûreté du Québec découvraient les corps inanimés de Martin Godin et de ses deux filles, Medora et Béatrice, à Saint-Isidore.

Drame à Saint-Isidore: le suspect meurt sans être interrogé

Martin Godin, le principal suspect dans le drame qui a coûté la vie à quatre personnes à Saint-Isidore et à Sainte-Croix au début du mois, est finalement décédé des suites de ses blessures, dimanche, en début de soirée. L'homme de 54 ans reposait dans un état critique à l'hôpital depuis les tragiques événements, dans la nuit du 1er au 2 février.
Étant donné les circonstances, les enquêteurs de la Sûreté du Québec n'ont pas pu interroger celui qui, jusqu'à dimanche, était le seul survivant dans cette histoire qui a ébranlé tout le Québec. M. Godin est soupçonné d'avoir tué ses deux filles, Medora et Béatrice, de 13 et 11 ans, de même que la mère de celles-ci, Nancy Samson, 44 ans, et son nouvel ami de coeur, Benoît Daigle, 39 ans.
Le décès du présumé auteur de ces crimes ne signifie pas la fin des procédures, explique Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la Sûreté du Québec. «L'enquête se poursuit comme s'il était encore en vie. Les enquêteurs doivent compléter la preuve pour démontrer hors de tout doute qu'il est le suspect numéro un. Le procureur pourra alors porter des accusations et clore le dossier.» Le témoignage de Martin Godin aurait été un élément-clé pour le dénouement de l'enquête, mais il faudra se rabattre sur d'autres indices pour démontrer sa culpabilité.
M. Godin est mort à 17h35, dimanche, à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus. Sa fille Béatrice, qui se trouvait elle aussi dans un état critique après le drame, a rendu l'âme dans le même hôpital, le 4 février. Les trois autres victimes sont décédées sur le coup.
Au terme de leur enquête, les policiers devraient être en mesure de retracer le fil des événements qui se sont produits il y a maintenant trois semaines. Martin Godin se serait d'abord présenté dans une résidence de la côte des Bouleaux, à Sainte-Croix, pour y abattre Benoît Daigle et Nancy Samson. Il se serait ensuite déplacé à son domicile principal, sur la rue de la Grande-Ligne, à Saint-Isidore, pour y tuer ses enfants, avant de retourner l'arme contre lui.
La Sûreté du Québec n'a pas encore confirmé ou infirmé la thèse selon laquelle une arme à feu se trouvait au coeur de la tragédie.