«On passait nos après-midis dehors.» - Dominique Maltais

Dominique Maltais: l'enfance sur les pentes

Déjà très jeune, Dominique Maltais explorait les pentes en compagnie de sa famille. Originaire de Petite-Rivière-Saint-François, c'est pourtant le Mont-Sainte-Anne qu'elle visitait le plus souvent, skis aux pieds. À l'époque, le Massif n'était pas encore équipé de remontées mécaniques.
Deux ans après l'ouverture des remontées, Dominique s'est laissée tenter par la planche à neige, qu'elle n'a pas quittée depuis. L'école du Massif lui a servi de garderie, raconte-t-elle. «On était une dizaine d'enfants. On s'échangeait l'équipement, on passait nos après-midis dehors.»
La planche occupait alors déjà l'essentiel de ses temps libres, si bien que l'intensité de ses entraînements n'a pas varié beaucoup lorsqu'elle a commencé la compétition. «Tous mes agendas étaient pleins», dit-elle.
Les années passent, le sport s'est raffiné. Dominique se dit ravie d'avoir pu aider à promouvoir le sport, qui a constamment grandi en popularité. Aujourd'hui, la double médaillée olympique et cham-pionne des X Games 2012 conserve les mêmes objectifs. «Je reste très sévère envers moi-même», admet-elle.
Ce qui a changé, c'est qu'elle ne s'empêche plus de pratiquer les autres sports qui lui plaisent. Cette année, elle s'est jointe à une équipe féminine de hockey, en plus de pratiquer le ski de patins. «Avant, j'en faisais moins, pour ne pas gâcher mes performances et ne pas me blesser. Maintenant, ça me dérange moins. Il arrivera ce qu'il arrivera», explique-t-elle.
Porte-parole du Collège des Sommets, Dominique Maltais souhaite encourager les jeunes à jouer dehors, sur les pentes, comme elle l'a fait elle-même avant de devenir championne.